Chaque quelque temps, faut qu’on nous balance une nouvelle bronca qui vienne tournebouler un quotidien déjà cracra. Ainsi, pour amuser la piétaille, qui visiblement n’a plus rien d’autre à fiche qu’à ingurgiter les âneries débitées sur les plateaux télé, on lui sert l’un après l’autre, comme dans une braderie de fin de saison, des problèmes empaquetés et ficelés prêts-à-braire : un coup c’est le financement du Tribunal spécial, un coup c’est la cueillette des opposants syriens aux frontières ; un jour c’est le crêpage de touffes entre le Courant Agrume et le 14 Mars qui a vu s’évaporer devant ses yeux un Sérail nommé désir, un autre la tension présumée entre le Parti barbu et le Derviche tourneur de Moukhtara. Pour combler ce vide politique intersidéral, y a que Mongénéral qui gazouille tout seul au milieu de son verger à Rabieh. L’homme a quitté la Grande Muette depuis plus de 20 ans, mais qu’est-ce qu’il bavarde depuis ! Au mieux de sa forme, il continue de mouliner les mêmes vieilleries vengeresses : lui et le Tondu, lui et le Barbichu des sables, lui et les margoulins corrompus. Bref, l’Amer Michel a bloqué la machine à remonter le temps et en a avalé le compteur. Qu’est-ce qu’il va s’emmerder le jour où il n’aura plus d’ennemi... Porca Miseria ! On était là, pépères pendant 30 ans, à masser et léchouiller les Syriens, à concomiter des dossiers jumeaux, à participer à des ateliers culturels de stratégie commune. Ils claquaient des doigts, nos raclures rampaient jusqu’en Assadie, y prenaient des branlées mémorables, rentraient les oreilles flapies et la queue tapie... C’était le bon temps. Seulement voilà, il a fallu que l’Ophtalmo contrarié de là-bas se retrouve sur un siège éjectable et n’ait plus rien à cirer de nos bidouillages domestiques. Résultat : certains parmi les nôtres commencent à s’agiter comme des vibromasseurs suralimentés. N’en jetez plus ! Les bonnets d’âne sont en rupture de stock... Finalement, on ne se refait pas. La nature a donné à nos responsables politiques deux extrémités : l’une pour s’asseoir, l’autre pour réfléchir. Holà, manants ! Retenez bien votre souffle, parce que l’avenir du Liban dépendra de celle qu’ils s’apprêtent à utiliser.
Chaque quelque temps, faut qu’on nous balance une nouvelle bronca qui vienne tournebouler un quotidien déjà cracra. Ainsi, pour amuser la piétaille, qui visiblement n’a plus rien d’autre à fiche qu’à ingurgiter les âneries débitées sur les plateaux télé, on lui sert l’un après l’autre, comme dans une braderie de fin de saison, des problèmes empaquetés et ficelés prêts-à-braire : un coup c’est le financement du Tribunal spécial, un coup c’est la cueillette des opposants syriens aux frontières ; un jour c’est le crêpage de touffes entre le Courant Agrume et le 14 Mars qui a vu s’évaporer devant ses yeux un Sérail nommé désir, un autre la tension présumée entre le Parti barbu et le Derviche tourneur de Moukhtara. Pour combler ce vide politique intersidéral, y a que Mongénéral qui gazouille...
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