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Culture - Musique

Glazz Jazz, ou le jazz dans la chaleur du Sud

Il y a de ces moments dans la vie où l’on se sent en apesanteur. Et ce n’est pas un enthousiaste qui vous le dit. Un concert de jazz à connotation flamenco, dans un décor d’église un samedi soir, en est un d’inattendu.

Un groupe espagnol fusionnant divinement deux genres de musique, jazz et flamenco. (Hassan Assal)

Glazz Jazz, un groupe espagnol fusionnant deux genres de musique pourtant aux antipodes, le jazz et le flamenco, s’est produit ce 15 octobre à l’Assembly Hall de l’AUB. Un batteur, un bassiste et un guitariste posés sous l’orgue magistral côtoyant le plafond en bois de l’église, qui ont prouvé que la musique peut vraiment être céleste (sans allusion aucune au paradis promis de l’espace...).
À premier abord, on peut se demander comment mélanger ces deux musiques. Le flamenco, c’est un peu battre du pied frénétiquement et claquer des doigts (cliché certes, mais vrai) et le jazz, c’est plutôt dodeliner de la tête calmement (tout aussi vrai). Très vite, Javi Ruibal, le batteur, va offrir au public une leçon magistrale de rythme qu’il n’a justement pas que dans la peau, mais dans l’âme, dans le cœur et dans toutes les finitions de son corps. Il contrôle le groupe, le tempo et le sourire en coin des spectateurs ébahis. Une batterie avec plus de caisses et de cymbales que lors d’un défilé du 14 Juillet et des baguettes différentes dépendamment des partitions. Il caresse l’instrument ou le claque. Lui fait l’amour ou la guerre. Et nous scotche à ses mains.
Daniel Escortell à la basse et José Recacha à la guitare (et en cape) nous offrent des riffs du tonnerre qui grondent d’ailleurs sous l’élévation du plafond. Il y a en effet du jazz dans la basse, un peu de rock dans la guitare et un « melting pot » divin dans la batterie. La danseuse Lucia Ruibal, tout en sensualité, tape des talons et des pointes dans une de ces robes qui tourne et tourne encore. Les deux micros posés sur scène ne sont pas là pour les chants, mais pour des intermèdes hauts en accents des musiciens qui nous présentent les morceaux (le latin dans leurs phrases ne fait que contraster avec l’internationalisme de leurs doigtés). Tout sourire et se munissant même d’un nez rouge le temps d’une chanson, le trio parle en notes de musiques et non en lettres.
Et c’est d’ailleurs là que l’on se sent nirvanesque! Il faut être très bon dans ses silences pour couvrir un silence de cathédrale. Et samedi soir, leurs silences étaient criants.
Glazz Jazz, un groupe espagnol fusionnant deux genres de musique pourtant aux antipodes, le jazz et le flamenco, s’est produit ce 15 octobre à l’Assembly Hall de l’AUB. Un batteur, un bassiste et un guitariste posés sous l’orgue magistral côtoyant le plafond en bois de l’église, qui ont prouvé que la musique peut vraiment être céleste (sans allusion aucune au paradis promis de l’espace...).À premier abord, on peut se demander comment mélanger ces deux musiques. Le flamenco, c’est un peu battre du pied frénétiquement et claquer des doigts (cliché certes, mais vrai) et le jazz, c’est plutôt dodeliner de la tête calmement (tout aussi vrai). Très vite, Javi Ruibal, le batteur, va offrir au public une leçon magistrale de rythme qu’il n’a justement pas que dans la peau, mais dans l’âme, dans le cœur et...
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