Capture d'écran du profil de Amro al-Khatib sur Linked in.
Diplômé, après cinq années d'études, de l'Université de Technologie de Compiègne, le Libanais Amro al-Khatib a été embauché, en juin dernier, par la compagnie Air Liquide, géant français des gaz industriels et médicaux liquéfiés ou comprimés. Air Liquide offre un CDI au jeune homme sur son site de Sassenage, dans la banlieue de Grenoble.
A l'époque, Amro al-Khatib était titulaire d'un visa de travail provisoire, valide jusqu'au 4 octobre. L'ingénieur libanais de 25 ans entame alors, à la préfecture de l'Isère, les démarches pour obtenir un permis de travail longue durée. "Il a fourni, comme pièce justificative, son contrat de travail", relate Marie-Pierre Merel, au nom de la Direction des Ressources Humaines (DRH) d'Air Liquide, au quotidien français Libération.fr, qui rapporte l'affaire.
En attendant le permis, Amro al-Khatib est quand même engagé par la compagnie française. "C'est un ingénieur débutant, pas expert dans un domaine particulier, mais qui a fait des études dans un domaine qui nous intéresse, et qui avait toutes les compétences requises pour ce poste", précise la DRH au quotidien français.
Seul hic, Amro al-Khatib est libanais.
Pour la préfecture, son embauche est contraire à la réglementation sur la maîtrise de l’immigration légale. Raison invoquée ? Cinquante huit ingénieurs français ont les mêmes compétences que le Libanais dans le bassin grenoblois. Au chômage, ils auraient dû être embauchés en priorité.
Le 3 octobre, Air Liquide reçoit de la préfecture une lettre l'informant du rejet de la demande d'autorisation de travail d'Amro Al Khatib. "Comme sa précédente autorisation n'était valable que jusqu'au 4, nous avons mis fin à son contrat de travail le soir-même", poursuit Marie-Pierre Merel à Libération.fr
Mais Air Liquide ne veut pas licencier son ingénieur. "Les syndicats, toutes obédiences confondues, se sont mobilisés et ont fait signer une pétition qui a été adressée à la direction du site, aux autorités administratives, et aux médias", signale la DRH d'Air Liquide. La compagnie a déposé, le 7 octobre, un recours auprès de la préfecture de l'Isère.
Un recours que la préfecture a promis d'étudier.
A l'époque, Amro al-Khatib était titulaire d'un visa de travail provisoire, valide jusqu'au 4 octobre. L'ingénieur libanais de 25 ans entame alors, à la préfecture de l'Isère, les démarches pour obtenir un permis de travail longue durée. "Il a fourni, comme pièce justificative, son contrat de travail", relate Marie-Pierre Merel, au nom de la Direction des Ressources Humaines (DRH) d'Air Liquide, au quotidien français Libération.fr, qui rapporte l'affaire.
En attendant le...


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