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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Gilad Shalit reviendra chez lui mercredi prochain via l’Égypte

L’Autorité palestinienne déçue d’une partie de l’accord.
S’exprimant sous le couvert de l’anonymat, un responsable palestinien a affirmé hier que le soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu depuis plus de cinq ans à Gaza par le Hamas, devait être libéré mercredi 19 octobre, au lendemain de la remise en liberté par Israël de 450 prisonniers palestiniens. Il sera d’abord conduit au Caire via le terminal routier de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Égypte, avant de rejoindre Israël.
Abou Mujahid, porte-parole des Comités de résistance populaire, un des groupes qui ont enlevé le soldat, a indiqué pour sa part depuis Gaza qu’il serait transféré « secrètement » en Égypte mardi parallèlement à la libération de 450 Palestiniens.
Selon les médias israéliens, Gilad Shalit devrait revenir chez lui mardi ou mercredi, compte tenu de la procédure requise en Israël pour l’application de l’accord d’échange de prisonniers conclu avec le Hamas. La radio publique israélienne a précisé de son côté que le médiateur de Benjamin Netanyahu en charge du dossier, David Meidan, devait se rendre « incessamment » au Caire pour finaliser les ultimes modalités de l’échange.
Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, était d’ailleurs en Égypte hier, où il a rencontré le chef des renseignements égyptiens Mourad Mowafi, pour examiner « les moyens de mettre en application l’accord d’échange de prisonniers », selon l’agence officielle MENA. « Nous remercions l’Égypte qui a mené avec nous des négociations difficiles et laborieuses par le biais du service des renseignements généraux », a déclaré M. Mechaal. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de son côté remercié le chef du Conseil suprême des forces armées égyptiennes, le maréchal Hussein Tantaoui, pour l’aide apportée par Le Caire. Rappelons qu’après son élection en février 2009, M. Netanyahu s’était engagé à ramener Shalit « sain et sauf » et ne pouvait donc pas risquer qu’il puisse disparaître, à l’instar de l’aviateur israélien Ron Arad capturé vivant au Liban en 1987.
Ombre au tableau, l’Autorité palestinienne est « déçue » par une partie de l’accord. « Nous sommes très déçus du fait que certains d’entre eux seront transférés vers Gaza et ne pourront pas rester dans leur maison avec leur famille en Cisjordanie, et que d’autres seront expulsés » à l’extérieur des territoires palestiniens, a déclaré hier sur la chaîne France 24 son ministre des Affaires étrangères, Riyad al-Malki. Ce dernier s’est également interrogé sur le
« timing » de l’annonce de cet accord, se demandant s’il ne s’agit pas « de doper la popularité d’Israël, du gouvernement et du Hamas vis-à-vis de l’Autorité palestinienne et du président Abbas », alors que la cote de ce dernier dans l’opinion palestinienne est considérablement remontée grâce à son discours à l’ONU.
Notons que le ministère israélien de la Justice a indiqué qu’il publierait « au plus tard dimanche matin » sur le site Internet de l’autorité pénitentiaire la liste nominative des Palestiniens libérables dans le cadre de la première phase de l’accord. Les Israéliens auront ensuite 48 heures pour déposer au cas par cas devant la Cour suprême un recours contre ces libérations, même si de tels recours n’ont jamais abouti par le passé.
Dans ce contexte, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a offert ses services à Israël et au Hamas pour permettre l’échange. Faisant valoir qu’il s’agit d’un « dialogue confidentiel », un porte-parole a refusé de donner des précisions sur les éventuelles réponses d’Israël et du Hamas au CICR.
(Source : agences)
S’exprimant sous le couvert de l’anonymat, un responsable palestinien a affirmé hier que le soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu depuis plus de cinq ans à Gaza par le Hamas, devait être libéré mercredi 19 octobre, au lendemain de la remise en liberté par Israël de 450 prisonniers palestiniens. Il sera d’abord conduit au Caire via le terminal routier de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Égypte, avant de rejoindre Israël.Abou Mujahid, porte-parole des Comités de résistance populaire, un des groupes qui ont enlevé le soldat, a indiqué pour sa part depuis Gaza qu’il serait transféré « secrètement » en Égypte mardi parallèlement à la libération de 450 Palestiniens.Selon les médias israéliens, Gilad Shalit devrait revenir chez lui mardi ou mercredi, compte tenu de la procédure requise en Israël...
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