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À La Une - La Femme De La Semaine

Esther Madudu, Nobel de la Paix 2012 ?

L’Ougandaise de 31 ans est devenue le nouveau visage des sages-femmes africaines.

Esther Madudu (à droite), le visage de la campagne "Stand up for african mothers". Steve Murigi/Amref

Elle symbolise l’espoir, mais aussi la misère des mamans africaines. Sélectionnée pour représenter la campagne "Stand up for african mothers" qui vient d’être lancée, Esther Madudu, 31 ans, travaille comme sage-femme dans centre médical Atirir, un mini-hôpital situé dans la région de Katine, dans le nord-est d’Ouganda. Le centre qui accueille une centaine de patients tous les jours, en provenance de tout le département de Soroti, le plus pauvre du pays, ne possède que 34 lits…et trois sages-femmes, dont Esther. Chaque mois, elle et ses collègues aident entre 45 et 50 femmes à accoucher dans des situations misérables.

 

"Il n’y a pas d’électricité et les panneaux solaires ne fonctionnent pas", raconte Esther sur le site de l’organisation Amref (The African Medical and Research Foundation) qui l’a entraînée et désignée pour représenter la campagne "Stand up for african mothers". "Nous avons reçu une donation de piles électriques, mais elles ne marchent plus, dit-elle. Désormais, nous utilisons la lumière de nos téléphones portables pour les accouchements. Parfois, les mamans viennent chez nous avec des bougies, mais ce n’est pas très pratique…"

 

La campagne internationale lancée par Amref, à l'occasion du Women's Forum, réunion consacrée aux femmes qui se tient de jeudi à vendredi à Deauville (nord-ouest de la France), vise à réduire de 25% la mortalité maternelle en Afrique sub-saharienne, en formant 30.000 sages-femmes d’ici 2015, dont 10.000 en Ouganda.

L’objectif de la campagne est double, souligne l'ONG Amref dans un communiqué: "alerter sur la situation critique des mères africaines et mobiliser la communauté internationale sur la nécessité de former des sages-femmes pour délivrer les soins de santé courants aux femmes".

 

Chaque jour, 1.500 femmes meurent de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, selon l'Organisation mondiale de la santé, 99% des décès maternels étant recensés dans les pays en développement. 14 pays ont un taux de mortalité maternel dépassant 1.000 décès pour 100.000 naissances, tous situés en Afrique sub-saharienne, à l'exception de l'Afghanistan.

 

L'Amref invite à signer une pétition sur son site, mais aussi à parrainer une sage-femme ou à faire un don. Elle soutiendra symboliquement la candidature d'Esther Madudu pour le prix Nobel de la paix 2012. "Les mamans africaines ont besoin de plus de femmes comme Esther Madudu, écrit l’ONG sur son site. Elle représente les sages-femmes africains qui se battent pour la survie de toutes les mamans d’Afrique !"

 

"Il y a beaucoup à faire et nous sommes si peu nombreuses, déplore Esther. Nous sommes obligées de travailler jour et nuit, sans répit. Parfois je passe toute la journée sans manger. Aujourd’hui, par exemple, je n’ai eu le temps que de boire un soda." "Je n’ai même pas le temps de m’occuper de mon fils, qui n’a que dix mois, dit-elle encore. J’ai dû le confier à ma mère pour qu’elle prenne soin de lui."

 

"Je sais que ce que je fais est très important, bien que les conditions de travail soient impossible à gérer, avoue Esther. Je suis très fière de représenter les sages-femmes africaines et de sensibiliser la communauté internationale sur la nécessité de former plus de gens qui puissent sauver des vies humaines."

 

Elle symbolise l’espoir, mais aussi la misère des mamans africaines. Sélectionnée pour représenter la campagne "Stand up for african mothers" qui vient d’être lancée, Esther Madudu, 31 ans, travaille comme sage-femme dans centre médical Atirir, un mini-hôpital situé dans la région de Katine, dans le nord-est d’Ouganda. Le centre qui accueille une centaine de patients tous les jours, en provenance de tout le département de Soroti, le plus pauvre du pays, ne possède que 34 lits…et trois sages-femmes, dont Esther. Chaque mois, elle et ses collègues aident entre 45 et 50 femmes à accoucher dans des situations misérables.
 
"Il n’y a pas d’électricité et les panneaux solaires ne fonctionnent pas", raconte Esther sur le site de l’organisation Amref (The African Medical and Research Foundation) qui l’a...
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