Entre les manifestants anti-haute tension qui ont juré de faire manger au Basileus son plan de réforme de l’EDL, le débit prostatique de l’Internet à l’ombre des tripatouillages d’Ogero et des fanfaronnades du ministre, la prochaine hausse de la TVA promise par Mohammad de la Coquille, grand aspirateur de taxes et impôts, il est quand même rassurant de constater : 1) qu’Istiz Nabeuh rame à contre-courant en continuant de faire la promotion du paradis assadien ; 2) qu’Orangina est le seul à assurer le service après-vente du Hezbollah dans son rejet du TSL ; 3) que le Mikati mi-décati persiste à vendre sa sauce mielleuse à la communauté internationale tout en feignant d’ignorer l’élevage de barbus au Liban-Sud ; 4) que plus personne ne parle du Barbichu, figé dans sa monarchie des sables au milieu des prières et des poussières. À ce joli paquet de sucreries viennent s’ajouter les rodomontades du patron de la CGTL, l’indéboulonnable Ghassan Ghosn, et de sa palanquée de microsyndicats naguère biberonnés au Baas non écrémé. Appendice discret du PSNS, une secte résiduelle facho nappée de sauce arabe, Gugusse, comme l’appellent ses amis, ne dédaigne pas de mélanger joyeusement les torchons politiques et les serviettes syndicales. Installé par ses copains syriens aux temps bénis de la concomitance des dossiers, ce matois docile, le seul dit-on qui sourit à côté de ses dents, a depuis lulure mis au point un concept économique révolutionnaire : travailler moins pour gagner plus. D’ici là, il nous promet une belle grève générale pour le 12. « Arrêt du... travail. » Très vite les grands mots. Faut d’abord les trouver, les gens qui travaillent. Des fonctionnaires qui ne bossent que quelques heures par jour, des banques qui cadenassent leurs guichets à 14h, des industriels calfeutrés derrière les barrières douanières et des commerçants qui bâillent aux corneilles au milieu des étiquettes qui valsent... Le tout dans des horaires de Club Med : pas même 30 heures de turbin par semaine, pour un pays endetté jusqu’au trognon. Mais qu’est-ce qui marche alors dans cette République de poche ? Ben voyons : la brouettée des services de renseignements, la corruption et les dépenses publiques. Le jour où elles boufferont la totalité du budget de l’État, qu’est-ce qu’on va se régaler en mordant la poussière. Les Européens ont la dette de la Grèce, et nous la graisse de la dette. Terminus, tout le monde descend... dans le sac poubelle. Notre garde-manger de demain.
Entre les manifestants anti-haute tension qui ont juré de faire manger au Basileus son plan de réforme de l’EDL, le débit prostatique de l’Internet à l’ombre des tripatouillages d’Ogero et des fanfaronnades du ministre, la prochaine hausse de la TVA promise par Mohammad de la Coquille, grand aspirateur de taxes et impôts, il est quand même rassurant de constater : 1) qu’Istiz Nabeuh rame à contre-courant en continuant de faire la promotion du paradis assadien ; 2) qu’Orangina est le seul à assurer le service après-vente du Hezbollah dans son rejet du TSL ; 3) que le Mikati mi-décati persiste à vendre sa sauce mielleuse à la communauté internationale tout en feignant d’ignorer l’élevage de barbus au Liban-Sud ; 4) que plus personne ne parle du Barbichu, figé dans sa monarchie des sables au milieu des...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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