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À La Une - Nucléaire

Téhéran se dit prêt à renoncer à l'enrichissement d'uranium à 20%

Paris attend des actes.

"La production du combustible à 20% n'est pas économique", a déclaré mardi soir Mahmoud Ahmadinejad. Photo AFP

Face aux inquiétudes des Occidentaux concernant son programme nucléaire, l’Iran affirme désormais être prêt à abandonner l'enrichissement d'uranium à 20%.

Hier soir, le président Mahmoud Ahmadinejad a dit que Téhéran était prêt à stopper "immédiatement" l'enrichissement à 20% s'il obtient des grandes puissances le combustible dont il a besoin pour son réacteur de recherche. "La production du combustible à 20% n'est pas économique. Cela coûte cher et il n'y a pas de marché (d'exportation) justifiant de continuer à faire fonctionner l'usine", a-t-il expliqué. Autres raison avancée par Ahmadinejad : en renonçant à enrichir de l'uranium à 20%, l'Iran "désarme" aussi ses adversaires "qui disent que l'enrichissement constitue un pas de plus vers la bombe atomique".

Ces positions marquent une inflexion dans le discours officiel iranien, qui affirmait jusqu'à présent que Téhéran ne renoncerait jamais à produire lui-même le combustible dont il dit avoir besoin notamment pour son réacteur de recherche de Téhéran. Mahmoud Ahmadinejad n’a toutefois pas précisé si l’Iran envisageait d'acheter directement aux grandes puissances le combustible dont il a besoin ou leur donnerait son uranium faiblement enrichi à transformer selon le schéma envisagé à l'automne 2009. Il a en revanche affirmé que l'Iran continuerait à produire de l'uranium faiblement enrichi pour ses futures centrales nucléaires.

 

Enrichi au delà de 20%, l'uranium peut avoir des applications militaires, et au delà de 90% permettre la fabrication de l'arme nucléaire. L'Iran a lancé la production d'uranium hautement enrichi en février 2010, après l'échec d'un projet d'échange d'uranium iranien faiblement enrichi (à 3,5%) contre du combustible enrichi à 20% par la Russie et la France. L'enrichissement d'uranium par l'Iran a été condamné par six résolutions de l'ONU, dont quatre assorties de sanctions renforcées ensuite par les pays occidentaux qui soupçonnent Téhéran, malgré ses démentis répétés, de chercher à se doter de l'arme nucléaire.

 

 

La France a réagi à l'annonce du président Ahmadinejad en demandant des actes concrets sur ce dossier du nucléaire. "Jusqu'à présent, force est de constater que l'Iran n'a pas répondu aux nombreuses offres de coopération et de dialogue qui lui ont été faites et n'a pas fait la preuve de sa volonté de s'engager dans une discussion sérieuse sur le contenu et les finalités de son programme nucléaire", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. "Nous attendons que l’Iran réponde enfin à l’ensemble des préoccupations de la communauté internationale et lève ses doutes sur la nature exclusivement pacifique de son programme nucléaire. Dans le cas contraire, l’Iran doit s’attendre à un renforcement de la pression internationale", a-t-il précisé.

Un scepticisme partagé par les milieux diplomatiques à Téhéran, qui rappellent que Téhéran a annoncé cet été une intensification de son programme d'enrichissement à 20%.

 

 

 

 

Face aux inquiétudes des Occidentaux concernant son programme nucléaire, l’Iran affirme désormais être prêt à abandonner l'enrichissement d'uranium à 20%.
Hier soir, le président Mahmoud Ahmadinejad a dit que Téhéran était prêt à stopper "immédiatement" l'enrichissement à 20% s'il obtient des grandes puissances le combustible dont il a besoin pour son réacteur de recherche. "La production du combustible à 20% n'est pas économique. Cela coûte cher et il n'y a pas de marché (d'exportation) justifiant de continuer à faire fonctionner l'usine", a-t-il expliqué. Autres raison avancée par Ahmadinejad : en renonçant à enrichir de l'uranium à 20%, l'Iran "désarme" aussi ses adversaires "qui disent que l'enrichissement constitue un pas de plus vers la bombe atomique".
Ces positions marquent une inflexion dans le...
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