Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 1,43 milliard de dollars fin juillet, contre un excédent de 1,19 milliard de dollars au cours de la même période de l’an dernier, enregistrant ainsi une hausse de 20,2 % sur un an. En termes relatifs, l’excédent primaire est ainsi passé de 18,8 à 22,1 % du total des dépenses publiques.
Il convient de préciser que pour le seul mois de juillet, un excédent budgétaire de 67 millions de dollars a été enregistré, contre un déficit de 278 millions de dollars au cours du même mois de l’an dernier.
Cela est partiellement dû au transfert d’une partie des recettes provenant des télécoms, bloquées l’an dernier dans un compte spécial auprès de la BDL en raison d’un différend politique ayant opposé l’ancienne ministre des Finances à l’ancien ministre des Télécoms.
Les dépenses en hausse...
En détail, les dépenses publiques ont augmenté de 2,12 % sur les sept premiers mois de l’année, à 6,46 milliards de dollars fin juillet, contre 6,33 milliards de dollars un an plus tôt. Cette progression est le résultat d’une hausse de 4,3 % des dépenses budgétaires, couplée à une hausse de 21,3 % des dépenses du Trésor.
Notons qu’au niveau des dépenses budgétaires, les dépenses courantes ont progressé de 11,7 % au cours des sept premiers mois de l’année, pour s’établir à près de 3,8 milliards de dollars, contre près de 3,4 milliards de dollars au cours de la même période de l’an dernier. Cette augmentation découle, en partie, d’une hausse de près de 6 % des transferts à l’Électricité du Liban (EDL), qui ont totalisé 759 millions de dollars, à l’ombre de la hausse des prix mondiaux du pétrole. Toujours sur le plan des dépenses budgétaires, notons que le service de la dette a reculé de 6,6 % sur un an, à 2,23 milliards de dollars, contre 2,38 milliards de dollars un an plus tôt.
Par ailleurs, au niveau des dépenses du Trésor, celles-ci ont totalisé près de 429,9 millions de dollars fin juillet, dont 155 millions de dollars alloués aux municipalités, un chiffre en baisse de 14,2 % comparé à l’an dernier.
... ainsi que les recettes
Au niveau des recettes publiques, celles-ci ont augmenté de 10,2 % au cours des sept premiers mois de l’année – une progression supérieure à celle des dépenses, en termes relatifs –, totalisant 5,66 milliards de dollars.
Dans le détail, les recettes fiscales ont baissé de 2,5 % fin juillet, à 4,1 milliards de dollars, à cause notamment d’une baisse de 23,3 % des recettes douanières, qui ont atteint 834 millions de dollars, et d’un recul de 30,8 % des recettes provenant des droits d’accise et de 9,9 % de celles découlant des frais d’enregistrement des propriétés immobilières.
Ces différentes baisses ont toutefois été contrebalancées par une stagnation des recettes provenant de la TVA, qui se sont élevées à 1,3 milliard de dollars fin juillet, et une hausse de 19,3 % des recettes provenant de l’impôt sur le revenu, qui ont totalisé plus de 1,2 milliard de dollars.
En parallèle, la baisse des recettes fiscales a été accompagnée d’une forte hausse des recettes non fiscales, qui ont augmenté de 95,5 % fin juillet, à 1,28 milliard de dollars. Cela est notamment dû à la forte hausse des recettes provenant des postes détenus par l’État (Casino du Liban, Loterie nationale, aéroport, port et télécoms), qui ont augmenté de 147,7 %, à un milliard de dollars fin juillet, contre près de 413 millions au cours de la même période en 2010. Cette hausse s’explique notamment par le transfert de 831 millions de dollars du secteur des télécoms, à la lumière de la formation du nouveau cabinet.


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Attendons de boucler l'année avant de parler de baisse du déficit public. Rien n'a changé du tout. Les chiffres en on joue comme on veut. La Grèce le plus grand exemple. Anastase Tsiris
13 h 16, le 01 octobre 2011