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Nos lecteurs ont la parole

Elle court, elle court...

Par Nabil ASMAR
Elle court, elle court, la maladie d’amour dans le cœur des tyrans qui regardent, du haut de leurs trônes, leurs peuples mourir aux mains de leurs serviteurs.
Quand le chanteur avait choisi ces paroles, «Elle court, elle court, la maladie d’amour», il ne savait certainement pas qu’un jour, elles serviront à critiquer nos dictateurs arabes malades d’amour de leurs chaises, fortunes et tout genre de corruption.
L’idéologie a pris fin le jour où le courageux Bouazizi s’est immolé par le feu pour déclencher une révolution. Révolution qui, depuis, a pris la forme de l’évolution de l’information et de l’informatique, révolution qui n’a plus de base idéologique, mais technologique.
Révolution contre ces dirigeants incultes, car inculte s’applique désormais à toute personne ne sachant pas user d’un ordinateur et ne sachant pas utiliser Internet.
Révolution contre ces monstres malades d’amour de domination, malades d’amour de possession, malades d’amour de pouvoir.
Pouvoir qui les autorise même à tuer un peuple sous leurs yeux, un peuple qui ne se révolte pas, mais un peuple qui demande de quoi manger, un peuple qui demande de sortir le soir et de pouvoir rentrer chez lui sans crainte d’être kidnappé pour avoir osé dire que son gouvernement a relevé le prix du pain.
Elle chante, elle chante, la rivière insolente, rouge du sang des êtres courageux, morts dans l’espoir que ce sang permettra un jour à leurs enfants de vivre libres.
Elle court, elle court, la maladie d’amour, dans le cœur des enfants de sept à soixante dix-sept ans.
Elle va bientôt courir partout, la maladie d’amour, partout où le cœur des enfants ne court pas d’amour, mais de mal de vivre, de faim et d’angoisse, de crainte que le lendemain le jour ne se lèvera pas...
Avec la certitude que, tôt ou tard – et mieux vaut tard que jamais... –, la maladie d’amour va faire chanter les hommes libres et agrandir le monde juste.
Merci Sardou de m’avoir inspiré.
Elle court, elle court, la maladie d’amour dans le cœur des tyrans qui regardent, du haut de leurs trônes, leurs peuples mourir aux mains de leurs serviteurs.Quand le chanteur avait choisi ces paroles, «Elle court, elle court, la maladie d’amour», il ne savait certainement pas qu’un jour, elles serviront à critiquer nos dictateurs arabes malades d’amour de leurs chaises, fortunes et tout genre de corruption.L’idéologie a pris fin le jour où le courageux Bouazizi s’est immolé par le feu pour déclencher une révolution. Révolution qui, depuis, a pris la forme de l’évolution de l’information et de l’informatique, révolution qui n’a plus de base idéologique, mais technologique.Révolution contre ces dirigeants incultes, car inculte s’applique désormais à toute personne ne sachant pas user d’un...
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