Le joueur brésilien exulte après son but face à l’Argentine lors du superclasico remporté par la Seléçao (2-0). Evaristo Sa/AFP
Après le match nul 0-0 entre les deux équipes, à Cordoba le 14 septembre, ce sont donc les Brésiliens qui remportent cette réédition de la « Copa Roca », dit le « Superclasico des Amériques », un trophée que se disputaient irrégulièrement les deux pays entre 1914 et 1976.
Encadrée par un Ronaldinho convainquant, la jeunesse montante incarnée par le milieu offensif Lucas (19 ans) et surtout l’étoile Neymar (19 ans), chacun un but, a eu le dernier mot contre une formation argentine apparue certes volontaire, mais le plus souvent impuissante dans le jeu.
Le « jogo bonito », ce label du beau jeu à la brésilienne égaré depuis quelques années, est même réapparu sur leur premier but. Partis de leur surface de réparation, les « Cariocas » ont remonté le ballon en trois touches de balle sans contrôle. Et Lucas, lancé seul vers le but depuis le rond central par une passe en extension Danilo, a conclu la contre-attaque (53).
« J’ai une idée précise concernant Lucas : il sera avec nous au Mondial 2014 », a assuré le sélectionneur Mano Menezes, satisfait de la performance du joueur de Sao Paulo, sorti sous les vivats des spectateurs.
Les Brésiliens ont ensuite scellé le score à un quart d’heure du terme par Neymar, qui reprenait victorieusement un centre venu de la gauche de Diego Souza (2-0).
« Nous sommes heureux de la réponse donnée sur le terrain par la sélection », s’est félicité Menezes, heureux « du nouveau but inscrit par Neymar contre une nation majeure » et surtout heureux d’avoir été conforté dans son choix de renouveler sa confiance à Ronaldinho, malgré deux premiers matches décevants pour son retour en sélection.
Comble du bonheur pour les supporteurs brésiliens, le duo « Ronnie-Neymar » s’est même amusé à humilier la défense argentine en redoublant de petites passes après un corner au nez et la barbe de leurs adversaires interdits.
De quoi redonner le sourire et l’espoir à tout un peuple à deux ans de leur Coupe du monde.
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