Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Libye

L’étau se resserre autour de Syrte et de Bani Walid

Le CNT peine à former un gouvernement.
L’étau des forces du Conseil national de transition (CNT) se resserrait hier autour de Syrte et de Bani Walid, deux des derniers bastions de l’ex-dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, qui font l’objet d’un bombardement intense.
Dans la région natale de l’ancien « Guide » en fuite, les combattants du nouveau régime libyen assiègent Syrte. Aucun combat n’a eu lieu hier sur le front ouest, selon des commandants du nouveau régime, mais à l’est, les forces pro-CNT avaient avancé de 10 km en direction du centre-ville. L’OTAN a poursuivi ses frappes, concentrées sur Syrte. Des milliers de civils ont fui cette ville côtière, où la situation « est très critique », selon Miftah Mohammad, un négociant en poisson fuyant la ville, ajoutant que des mercenaires africains, en particulier tchadiens, étaient postés sur les toits pour interdire aux gens de sortir. L’hôpital de Harawa, à 40 km à l’est de Syrte, a annoncé avoir reçu des dizaines de malades, essentiellement des enfants, venant de la ville assiégée et des environs. « C’est une grave crise humanitaire (...) », a déclaré le Dr Valentina Rybakova.
Sur le front de Bani Walid, les échanges d’artillerie ont été intenses, mais les forces pro-CNT n’ont pas avancé. « Nous faisons face à une forte résistance, c’est pourquoi nous utilisons l’artillerie lourde sans envoyer l’infanterie pour l’instant. La bataille finale aura lieu dans les deux prochains jours », explique le commandant Mohammad al-Seddiq. Ces dernières semaines, les pro-CNT ont perdu plus d’une trentaine de combattants lors de précédentes attaques sur cette vaste oasis au relief accidenté, souvent en raison d’un manque d’organisation.
Sur le plan politique, des luttes intestines pour le pouvoir retardent la formation d’un gouvernement transitoire annoncée en principe pour cette semaine, ont indiqué des hommes politiques à Benghazi. Ce gouvernement, qui doit gérer la transition en attendant de nouvelles élections et la rédaction d’une nouvelle Constitution dans plusieurs mois, était initialement attendu le 18 septembre. À Tripoli, une conférence berbère sans précédent s’est ouverte sous le slogan : « Officialisation de la langue amazighe (berbère) et soutien à l’unité nationale. ». Les Amazighs représentent 10 % de la population libyenne. Ils vivent pour la plupart dans la région du Djebel Nefoussa, les montagnes de l’ouest du pays qui ont rapidement rallié la rébellion au printemps, et à Ghadamès, à la frontière avec l’Algérie.
À Genève, le coordonnateur humanitaire de l’ONU en Libye, Panos Moumtzis, a annoncé que les Nations unies prévoyaient de mettre un terme fin novembre à leurs opérations d’aide humanitaire d’urgence, tout en faisant part de sa « très grande préoccupation » pour les civils pris dans les combats.
(Source : AFP)
L’étau des forces du Conseil national de transition (CNT) se resserrait hier autour de Syrte et de Bani Walid, deux des derniers bastions de l’ex-dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, qui font l’objet d’un bombardement intense.Dans la région natale de l’ancien « Guide » en fuite, les combattants du nouveau régime libyen assiègent Syrte. Aucun combat n’a eu lieu hier sur le front ouest, selon des commandants du nouveau régime, mais à l’est, les forces pro-CNT avaient avancé de 10 km en direction du centre-ville. L’OTAN a poursuivi ses frappes, concentrées sur Syrte. Des milliers de civils ont fui cette ville côtière, où la situation « est très critique », selon Miftah Mohammad, un négociant en poisson fuyant la ville, ajoutant que des mercenaires africains, en particulier tchadiens, étaient postés sur...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut