Des femmes soldats lors d'une parade militaire organisée par le pouvoir aujourd'hui. Ahmed Jadallah
"Après ce discours du président, il n'y a plus aucun moyen de parvenir à une solution politique et la révolution va s'intensifier", a déclaré à l'AFP Mohammad Qahtan, porte-parole du Forum commun qui regroupe les partis de l'opposition parlementaire. "Saleh a montré dans son discours qu'il était toujours accroché au pouvoir, et qu'il refusait l'initiative des pays arabes du Golfe prévoyant un transfert du pouvoir", a-t-il ajouté.
Pour sa part, Walid al-Aamari, un des dirigeants des "Jeunes de la révolution" qui animent la contestation populaire, a affirmé que "les jeunes n'acceptent pas" l'offre du président et qu'ils "poursuivront leur mouvement de protestation jusqu'à la réalisation de leurs objectifs".
Deux manifestations séparées, l'une regroupant des hommes et l'autre des femmes, ont défilé lundi Sanaa, scandant à l'adresse de M. Saleh : "Boucher, nous ne baisserons pas les bras", selon le correspondant de l'AFP. Les deux manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, se sont déroulées sans incident, les manifestants demeurant dans le secteur contrôlé par les unités de l'armée ralliées à la contestation. Dix-huit personnes avaient été blessées dimanche par des tirs des forces fidèles à M. Saleh sur une manifestation similaire et un jeune homme est en état de mort clinique.
Alors que les opposants manifestaient, les forces fidèles à M. Saleh organisaient une parade militaire dans une caserne de Sanaa, à l'occasion de l'anniversaire de la révolution du 26 septembre 1962 qui a renversé l'imamat et instauré la république.
Si la situation était calme dans la capitale, des tribus hostiles au chef de l'Etat ont attaqué dans la nuit une base de la Garde républicaine à Nahem (60 km au nord de Sanaa). L’attaque a conduit à la mort du général Abdallah Al-Kuleibi, commandant de la 63ème brigade de la Garde républicaine, une unité d’élite de l’armée yéménite. En se retirant de la base, les combattants tribaux, qui ont perdu quatre hommes et comptent vingt blessés, ont pris en otages trente militaires.
Nahem fait partie d'une série de localités qui commandent l'accès nord à Sanaa et la région abrite au moins cinq bases de la Garde républicaine, dirigée par Ahmed Saleh, fils aîné du président yéménite. Le déploiement de la Garde républicaine dans les régions au nord de Sanaa empêche le général dissident Ali Mohsen al-Ahmar, commandant de la première division blindée, de faire la jonction entre ses troupes qui contrôlent une partie de Sanaa et celles qui tiennent les régions nord du pays.
"Après ce discours du président, il n'y a plus aucun moyen de parvenir à une solution politique et la révolution va s'intensifier", a déclaré à l'AFP Mohammad Qahtan, porte-parole du Forum commun qui regroupe les partis de l'opposition parlementaire. "Saleh a montré dans son discours qu'il était toujours accroché au pouvoir, et qu'il refusait...


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