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Petit manuel d’islamophobie à l’usage des agents du FBI

Le blog "Danger Room", spécialisé dans les questions militaires et de contre-espionnage américain, révèle le caractère profondément islamophobe de la formation des agents du FBI en matière de lutte contre le terrorisme.

Un schéma, tiré des documents du FBI, précisant l’évolution du rapport à la violence des différentes religions. Sous la ligne en pointillé concernant l'islam, on peut lire : le « processus de modération n’est pas survenu ».

Dans un article posté la semaine dernière sur son blog, Spencer Ackerman, spécialiste des questions de défense, analyse les documents de cours sur l’Islam qui ont servi à former de nombreux agents du FBI. Chaque page est à elle seule un mauvais exemple de généralisation à outrance : les Musulmans sont présentés sans distinction comme des fanatiques prêts à se lancer dans un jihad pour convertir tous les non-musulmans. Quant au prophète Mohammed, il est décrit comme un personnage violent, leader d’une secte et fondateur d’une religion mondiale conquérante.

« Dans les locaux du FBI à Quantico, Virginie, on montre aux agents des schémas démontrant que plus un Musulman est pieux, plus il y a des chances qu’il soit violent », affirme Spencer Ackerman, qui explique avoir reçu les documents d'agents du FBI apparemment choqués par le contenu des cours dispensés par leur agence.

 

Un autre passage du cours présente l’idée que « ces tendances destructrices ne pourraient pas être renversées » : « Toute guerre contre les non-croyants [en Allah] est justifiée […]. Un processus de modération ne peut pas avoir lieu si le Coran continue d’être regardé comme les paroles inaltérables d’Allah », souligne le document du FBI.

 

 

Pour bien faire passer son message, le document du FBI présente un schéma qui précise l’évolution du rapport à la violence des différentes religions. On peut y voir les trajectoires du christianisme et du judaïsme, passant de religions violentes à non violentes depuis leur apparition jusqu’à 2010, et celle de l’islam en pointillé, avec pour légende : « Ce processus de modération n’est pas survenu ».

 

 

Les documents présentent aussi les grands traits de la religion musulmane, mais n’insistent que sur les aspects violents. Ainsi en est-il du zakat (acte de charité), l’un des cinq piliers de l’Islam. Passé à la moulinette du FBI, le zakat devient un prélèvement obligatoire au bénéfice de ceux qui combattent pour Allah, et donc un élément de financement du jihad. « Le décaissement obligatoire pour ceux qui combattent pour Allah constitue un mécanisme de financement pour le combat, le soutien au combat et les opérations de service de soutien au combat ».

 

 

La lecture des cours du FBI apprend que « l’insurrection islamique est englobante et insidieuse. En plus du combat absolu, ses techniques incluent l’immigration et les poursuites judiciaires ». « Donc, analyse Ackerman, si un Musulman désire devenir américain ou poursuit le FBI pour harcèlement, cela fait juste partie du jihad ».

 

Ackerman s'inquiète de cette situation, estimant que le FBI joue le jeu d'el-Qaëda en stigmatisant les Musulmans américains et en dépeignant l'islam comme intrinsèquement violent. De plus, « en se focalisant sur le comportement religieux de citoyens américains au lieu de travailler sur les indicateurs de l'activité criminelle comme le stockage de pistolets ou les financements suspects, il y a de fortes chances que le FBI manquent les vrais signes d'avertissement de menaces terroristes", estime-t-il.

 

Spencer Ackerman a cherché à confronter des responsables du FBI avec les documents qu'il avait en sa possession, mais les réponses sont restées évasives. On lui a répondu par communiqué que "la présentation en question était une version rudimentaire utilisée pour une période de temps limitée et qui avait depuis été remplacée". Mais le blogueur américain souligne que "ces documents ne sont pas des reliques d'un temps ancien. Un de ces briefings [...] a eu lieu le 21 mars [2011]".

Dans un article posté la semaine dernière sur son blog, Spencer Ackerman, spécialiste des questions de défense, analyse les documents de cours sur l’Islam qui ont servi à former de nombreux agents du FBI. Chaque page est à elle seule un mauvais exemple de généralisation à outrance : les Musulmans sont présentés sans distinction comme des fanatiques prêts à se lancer dans un jihad pour convertir tous les non-musulmans. Quant au prophète Mohammed, il est décrit comme un personnage violent, leader d’une secte et fondateur d’une religion mondiale conquérante.
« Dans les locaux du FBI à Quantico, Virginie, on montre aux agents des schémas démontrant que plus un Musulman est pieux, plus il y a des chances qu’il soit violent », affirme Spencer Ackerman, qui explique avoir reçu les documents d'agents du FBI...
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