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Moyen Orient et Monde - Révolte

L’opposition syrienne s’organise ; Assad s’appuie sur Moscou

Assauts, tirs et arrestations nocturnes en série.

La délégation russe reçue hier à Damas par Bachar el-Assad. Photo Reuters

L’opposition syrienne a évoqué hier ses efforts pour se rassembler afin d’obtenir la chute du régime. « Il faut mettre fin au régime tyrannique sécuritaire. Il faut renverser la tyrannie et (les agents de) la sécurité. Nous accueillons tous ceux qui n’ont pas de sang sur les mains », a déclaré Hassan Abdel Azim, le coordinateur général du Comité national pour le changement démocratique (CNCD).
Réuni samedi près de Damas, le CNCD a élu son conseil central composé de 80 membres, dont 25 % de « jeunes révolutionnaires », ces militants qui ont lancé le mouvement de révolte et l’animent au travers d’Internet. Les opposants essaient actuellement de s’organiser. Ils prévoient d’annoncer en Syrie la formation d’une coalition qui comprendra le CNCD, les partis libéraux de la « Déclaration de Damas », la confrérie des Frères musulmans ainsi que des islamistes indépendants. Deux instances de l’opposition ont également vu le jour fin août en Turquie. Le « Conseil national », majoritairement composé d’islamistes, et le « Conseil national de transition syrien », dirigé par un académicien très en vue exilé à Paris, Burhan Ghalioun.
Dans le même temps, le président Assad a reçu hier à Damas une délégation de parlementaires russes et s’est félicité de « la position russe équilibrée et constructive, attachée à la sécurité et à la stabilité de la Syrie ». À l’issue de l’entretien, le vice-président du conseil de la Fédération Ilias Oumakhanov a déclaré que « les dirigeants (syriens) ont compris que pour trouver une issue à la crise politique, il fallait unir toutes les forces politiques ». Lors de l’entretien, M. Assad a mis en garde contre toute intervention étrangère en Syrie, une éventualité que les opposants réunis samedi ont également rejetée.

Sur le terrain
Sur le terrain, quatre personnes, dont un enfant de 11 ans, ont succombé hier à des blessures subies ces derniers jours à Deraa, Homs et dans la région de Jabal al-Zaouia. Tous avaient été blessés par balles ou lors de perquisitions effectuées par les forces de sécurité, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui a indiqué que les forces de sécurité ont arrêté 70 civils, des proches de personnes recherchées par les autorités, lors d’opérations à Khan Cheikhoun et d’autres villages de la province d’Idleb.De plus, dix personnes, dont un enfant, ont été tuées par les chabbiha lors de funérailles à Qaboun, dans la capitale syrienne. D’autre part, toujours selon les chaînes al-Jazira et al-Arabiya, une manifestation estudiantine placée sous le signe de « la chute de l’enseignement baassiste » s’est tenue à Kousswa, dans le Rif de Damas. En outre, les comités de coordination ont rapporté des « tirs intensifs » contre les manifestants à Talbissé.
À l’heure de mettre sous presse, al-Jazira évoquait des blessés et/ou des morts à Homs après des tirs nourris sur les manifestations et le siège de l’hôpital de la ville. L’assaut a été mené en outre sur Daël, où les manifestants n’ont pas baissé les bras. Enfin, des perquisitions et des arrestations en série ont été opérées à Lattaquié.

L’« espion »...
Par ailleurs, la télévision publique a diffusé samedi les déclarations d’un Jordano-Palestinien présenté comme un « espion israélien » ayant facilité le meurtre en 2008 de Imad Moghniyé. Cet homme, Iyad Youssef Aniim, 35 ans, a été recruté en 2006 par le Mossad israélien lors d’un voyage à Hébron, selon la télévision syrienne.
(Source : AFP)
L’opposition syrienne a évoqué hier ses efforts pour se rassembler afin d’obtenir la chute du régime. « Il faut mettre fin au régime tyrannique sécuritaire. Il faut renverser la tyrannie et (les agents de) la sécurité. Nous accueillons tous ceux qui n’ont pas de sang sur les mains », a déclaré Hassan Abdel Azim, le coordinateur général du Comité national pour le changement démocratique (CNCD).Réuni samedi près de Damas, le CNCD a élu son conseil central composé de 80 membres, dont 25 % de « jeunes révolutionnaires », ces militants qui ont lancé le mouvement de révolte et l’animent au travers d’Internet. Les opposants essaient actuellement de s’organiser. Ils prévoient d’annoncer en Syrie la formation d’une coalition qui comprendra le CNCD, les partis libéraux de la « Déclaration de...
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