Dans les détails, les dépôts en livres ont atteint 37,3 milliards de dollars, accusant ainsi une baisse de 5,5 % par rapport à la fin de l’année 2010 et de 1,5 % en glissement annuel, tandis que les dépôts en devises se sont élevés à 74,8 milliards de dollars, affichant ainsi une hausse de 10,5 % par rapport à fin 2010 et de 16,9 % en glissement annuel. Cette tendance illustre une conversion vers le billet vert ou la monnaie unique, à l’ombre des tensions locales et régionales. Le taux de dollarisation des dépôts a d’ailleurs atteint 66,7 % fin juillet, contre 63,2 % sept mois plus tôt et 62,9 % fin juillet 2010.
Rappelons que les dépôts bancaires avaient accusé une importante baisse au premier mois de l’année (-1,1 milliard de dollars), avant de repartir à la hausse au cours des mois suivants (voir graphe).
Parallèlement, notons que les dépôts des banques étrangères ont totalisé 6,2 milliards de dollars fin juillet, en hausse de 37,6 % par rapport à fin 2010 et de 21,9 % en glissement annuel.
Par ailleurs, le taux moyen sur les dépôts en livres a atteint 5,59 % en juillet contre 5,79 % un an plus tôt, alors que le taux moyen sur les dépôts en dollars s’est élevé à 2,86 % au septième mois de l’année en cours, contre 2,8 % un an plus tôt.
Les crédits en hausse de 16,7 % sur un an
De son côté, l’activité d’emprunt a continué de progresser au cours des sept premiers mois de l’année, les prêts accordés au secteur privé totalisant 38,3 milliards de dollars, en hausse de 16,7 % en glissement annuel et de 9,8 % par rapport à fin 2010. La valeur des prêts accordés aux non-résidents a atteint 5,6 milliards de dollars, en hausse de 20,4 % par rapport à fin 2010.
D’autre part, le taux de dollarisation des crédits a légèrement reculé, sous l’impulsion des circulaires incitant à prêter en livres, atteignant 79,4 % fin juillet, contre 80,3 % fin 2010 et 81,7 % un an plus tôt.
Quant au taux moyen sur les prêts en livres, il s’est élevé à 7,33 % en juillet, contre 8,09 % un an plus tôt, alors que le taux moyen sur les prêts en dollars est resté quasiment inchangé, à 7,03 % fin juillet, contre 7,05 % un an plus tôt.
Notons en outre que les crédits accordés aux banques étrangères ont totalisé 16,9 milliards de dollars, en hausse de 6,8 % depuis le début de l’année, tandis que les engagements de l’État en faveur des banques – qui représentent plus de 40 % du portefeuille global des crédits bancaires – se sont élevés à 27,3 milliards de dollars fin juillet, en baisse de 6,6 % en glissement annuel. Par ailleurs, le ratio des crédits aux dépôts (exclus les crédits au secteur public) s’est élevé à 34,2 % fin juillet, contre 32,2 % un an plus tôt, tandis que le ratio des crédits aux dépôts en devises a atteint 40,7 % – bien au-dessous du plafond des 70 % fixé par la Banque centrale. Ce même ratio en livres s’est élevé à 21,2 %, contre 15,9 % un an plus tôt. Enfin, les fonds propres des banques commerciales ont atteint 10,5 milliards de dollars, en hausse de 14 % depuis fin 2010 et de 16,8 % depuis juillet 2010.

