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À La Une - Citoyen Grognon

Vous avez dit vendeuses ?

Un client qui entre dans une boutique s’attend à être bien reçu et bien servi. Mais au Liban, dans bon nombre de points de vente, il risque fort d’être déçu. Il doit surtout se faire à la triste réalité. Au pays du Cèdre, réputé pour son légendaire accueil, le client est souvent loin d’être le bienvenu. Mis à part quelques exceptions bien évidemment, dans les enseignes de luxe ou quand le patron lui-même mène la barque.
Lorsqu’elle lance un « bonjour » ou un « marhaba » à la ronde, en passant le seuil d’une boutique, une cliente n’obtient rien en retour. Pas le moindre « ahlan wa sahlan », pas même la moindre attention de la part de la vendeuse affalée sur son siège, bien trop occupée à mâchouiller son chewing-gum, tout en poursuivant la partie de cartes qui s’affiche sur l’écran de son ordinateur.
Cet accueil prend parfois des proportions telles, qu’il en devient cocasse. La cliente n’a d’autre choix que de se débrouiller toute seule ou alors de prendre ses jambes à son cou. Comme dans cette boutique d’habillement où une émigrée a eu la « bonne surprise » d’être reçue par une vendeuse qui étalait du vernis sur ses ongles de pieds. Vendeuse qui lui a carrément signifié qu’elle ne pouvait s’occuper d’elle. La cliente avait fort heureusement le sens de l’humour. Mais elle est ressortie du magasin sans rien acheter. Faut-il en rire ou en pleurer ?
Qui d’entre vous, mesdames, n’a expérimenté le manque d’éducation de vendeuses, sourdes aux sollicitations de clientes en attente d’assistance ? Car leurs conversations personnelles et leurs cancans téléphoniques sont de loin plus intéressants que toute la clientèle de la terre. Elles ne s’en cachent d’ailleurs pas et n’ont aucun mal à afficher en public leur vie personnelle. Sans se soucier des clientes, même celles qui montrent des signes d’impatience. Dans le meilleur des cas, c’est comme des automates qu’elles s’acquitteront de leur tâche, sans adresser auxdites clientes le moindre regard, ni même le moindre sourire, bien entendu.
Passent encore le mauvais accueil et le manque d’éducation. Nos vendeuses nationales rivalisent souvent de vulgarité, voire même d’incompétence. Voulant parfois trop bien faire, elles ne vous lâchent pas d’une semelle, pendant que vous passez en revue la marchandise exposée. Et si par hasard, vous avez trouvé la pièce rare que vous finissez par essayer, elles vous affublent de « ayné » ou de « chérie », histoire de vous convaincre que cette robe, qui vous empêche de respirer tellement elle vous boudine, vous va à ravir.
Elles sont légion, ces jeunes femmes que l’on nomme vendeuses, et qui n’ont de vendeuses que le nom. Car c’est à l’université ou à la rigueur dans un institut technique que devrait s’apprendre le métier. Un métier qui, à l’étranger, est considéré comme une véritable profession. Mais qui au Liban est réservé à celles qui ne savent rien faire de mieux.
Le client, lui, ne demande pas la lune. Tout juste un brin de professionnalisme, agrémenté d’une bonne dose de motivation et d’une poignée de bonne humeur. Qualités qui devraient se trouver dans un pays qui se veut touristique.
Un client qui entre dans une boutique s’attend à être bien reçu et bien servi. Mais au Liban, dans bon nombre de points de vente, il risque fort d’être déçu. Il doit surtout se faire à la triste réalité. Au pays du Cèdre, réputé pour son légendaire accueil, le client est souvent loin d’être le bienvenu. Mis à part quelques exceptions bien évidemment, dans les enseignes de luxe ou quand le patron lui-même mène la barque.Lorsqu’elle lance un « bonjour » ou un « marhaba » à la ronde, en passant le seuil d’une boutique, une cliente n’obtient rien en retour. Pas le moindre « ahlan wa sahlan », pas même la moindre attention de la part de la vendeuse affalée sur son siège, bien trop occupée à mâchouiller son chewing-gum, tout en poursuivant la partie de cartes qui s’affiche sur l’écran de...
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