L’histoire débute il y a sept ans, quand Cynthia Daily accouche d'un enfant après avoir eu recours à un don de sperme et à une insémination artificielle. Rapidement, rapporte le New York Times, Cynthia se demande si son enfant a des demi-frères ou demi-sœur, qui seraient nés du même donneur.
Pour faciliter les recherches, Mme Daily crée un groupe sur internet. Les réponses arrivent, de plus en plus nombreuses... Aujourd'hui, le groupe comporte 150 membres, 150 demi-frères et soeurs de son enfant.
De nos jours, internet permet aux enfants nés de donneurs d’effectuer des recherches sur leur géniteur, constituer des groupes, et ainsi échanger des informations sur leurs situation personnelle. Une démarche impossible en Grande-Bretagne, en Suède ou en Allemagne, où la législation garantit l’anonymat des donneurs et des receveurs. Aux Etats-Unis, en revanche, les donneurs se voient attribuer un numéro qui peut être communiqué aux parents élevant l’enfant, et donc à l’enfant lui-même.
Selon le quotidien américain, le cas de la famille Daily n’est pas isolé. Si dans de nombreux pays européens, le nombre de dons est limité, dix en France par exemple, aux Etats-Unis il n'existe aucune restriction. Ces dernières années, outre-Atlantique, le nombre d’enfants nés d’insémination artificielle a énormément augmenté, impossible à chiffrer avec exactitude, mais des estimations évoquent 30 à 60.000 individus.
En 2000, Wendy Kramer, qui a elle même eu son enfant grâce à un don de sperme, a créé le site web "The donor sibiling registry", qui permet à ces familles élargies d'entrer en relation.
Et en la matière, entrer en relation peut s'avérer indispensable, tant la multiplication des demi-frères et sœurs nés d'un même donneur peut engendrer de problèmes.
Des problèmes de transmission de maladies génétiques, comme le souligne Wendy Kramer, interrogée par le quotidien français Le Figaro, qui insiste sur l'importance de partager les dossiers médicaux des donneurs.
Des problèmes, aussi, relevant de l'inceste. Dans certaines localités américaines, il est fréquent que plusieurs enfants nés d’insémination se côtoient dans les mêmes établissements scolaires. Et la naissance de relations amoureuses n'est pas rare. Ce risque est d’autant plus élevé qu’en général, les gamètes d’un même donneur sont utilisés dans un district géographique restreint.
Le Dr Robert G. Brzyski, président du comité d'éthique de la Société américaine de médecine reproductive, déclare à ce sujet au New-York Times qu’"il faut aujourd'hui réévaluer les critères et les règles pour définir un nombre approprié d'enfants (issus d'un même donneur)".
Pour faciliter les recherches, Mme Daily crée un groupe sur internet. Les réponses arrivent, de plus en plus nombreuses... Aujourd'hui, le groupe comporte 150 membres, 150 demi-frères et soeurs de son enfant.
De nos jours, internet permet aux enfants nés de donneurs d’effectuer des recherches sur leur géniteur, constituer des groupes, et ainsi échanger des informations sur leurs situation personnelle. Une démarche impossible en Grande-Bretagne, en Suède ou en Allemagne, où la législation garantit l’anonymat des donneurs et...


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