La crise libyenne a fait du Sahel « une poudrière » avec l’arrivée massive d’armes, le retour de milliers de travailleurs migrants ou de mercenaires dans une région déjà otage du terrorisme et de la contrebande, ont averti hier à Alger les participants à une conférence internationale sur cette région. Ces quelque 8 millions de kilomètres carrés répartis notamment entre l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie, font l’objet de deux jours de discussions entre 38 délégations dans la capitale algérienne axées sur une stratégie de pacification par le développement et la sécurité. La pauvreté endémique de la région est pire aujourd’hui, puisque l’une des maigres ressources économiques, le tourisme, a disparu en raison de la présence d’el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI) responsable de nombreux enlèvements d’étrangers, et celle des trafiquants de drogue, d’armes et d’êtres humains – l’immigration clandestine en direction de l’Europe – dans cet immense désert. En clair, résume le ministre des Affaires étrangères mauritanien, Hamadi Ould Hamadi, le Sahel est « menacé par le terrorisme, la pauvreté et l’immigration clandestine ». Il est important à ses yeux de « préserver les jeunes de la région » qui peuvent être incités à rejoindre les groupes terroristes. Shari Villarosa, la représentante américaine à cette réunion, membre du bureau de coordination antiterrorisme du département d’État, estime que les terroristes d’AQMI « ont aujourd’hui moins de mille membres ». La menace est « globale » et bien présente, ont souligné nombre de participants, mais les membres du Conseil de sécurité tout comme l’Union européenne présents ont souligné avec Mme Villarosa que l’effort de lutte contre AQMI « doit être dirigé par les gouvernements de la région ». Les programmes d’aide à la région, bilatéraux ou multilatéraux, sont nombreux. L’Union européenne a chiffré son aide globale pour la région à 650 millions d’euros tant pour des programmes de développement que pour la formation et l’aide militaires. (Source : AFP)
La crise libyenne a fait du Sahel « une poudrière » avec l’arrivée massive d’armes, le retour de milliers de travailleurs migrants ou de mercenaires dans une région déjà otage du terrorisme et de la contrebande, ont averti hier à Alger les participants à une conférence internationale sur cette région. Ces quelque 8 millions de kilomètres carrés répartis notamment entre l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie, font l’objet de deux jours de discussions entre 38 délégations dans la capitale algérienne axées sur une stratégie de pacification par le développement et la sécurité.La pauvreté endémique de la région est pire aujourd’hui, puisque l’une des maigres ressources économiques, le tourisme, a disparu en raison de la présence d’el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI) responsable de nombreux...
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