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Diaspora

« La nouvelle mission » au Brésil

Le père Émile Eddé au sanctuaire de Notre-Dame du Liban à Harissa en mars 2007.

Une des publications internationales régulières sur le Liban est réalisée par l’archevêché maronite de São Paulo, sous la direction du père Émile Eddé. A nova missão, bulletin mensuel à caractère spirituel écrit en portugais et comportant 16 pages, est destiné principalement à informer les paroissiens des dernières activités, en gardant le lien avec le Liban.
Dans le numéro du mois de septembre, il est question de l’aventure de l’émigration libanaise, comment elle est née à partir d’un petit pays par sa superficie et s’est étendue sans limites à tous les continents. « L’émigration phénicienne fut la première dans l’histoire, l’apport de l’alphabet facilitant le dialogue entre les peuples. »
Le père Émile Eddé est connu pour ses livres se rapportant au Liban et à la Phénicie publiés en plusieurs langues. En particulier, son dernier livre sur Les Phéniciens et la découverte de l’Amérique a obtenu un grand succès aussi bien à Beyrouth qu’à Paris (dîner RJLiban et Salon du Livre en mars 2007) ou dans le continent américain. Le père Eddé, qui rentre tous les deux ans au pays, participe également au recensement des descendants de Libanais au Brésil, le plus grand pays de l’émigration libanaise.

Les Phéniciens et l’Amérique
Tel est l’avant-propos du livre du père Eddé écrit par feu Guy Gay-Para : « Les Phéniciens sont-ils arrivés en Amérique ? Bien sûr ! Ils y sont allés et en sont revenus durant des centaines d’années. C’était leur métier. Comment ont-ils fait ? Exactement comme Pedro Cabral : sans faire exprès, la première fois, grâce aux courants marins. Les statuettes représentant des têtes de Libanais suffisent à s’en convaincre ! Les pierres gravées aussi, et les concordances linguistiques plus encore, dans ce Nouveau Monde, dit-on, où l’archéologie est encore à ses débuts et tant de sites encore à découvrir. »
« Le missionnaire Émile Eddé, lui, vécut dix-sept ans à Rio de Janeiro où il était vicaire épiscopal des maronites du Brésil. Il enseigna l’histoire des civilisations orientales et la théologie biblique (livres historiques) à l’université, accumulant les preuves concordantes qui aboutissent à instruire, aujourd’hui, ce dossier : un faisceau de présomptions propres à convaincre. En outre, il publia 14 ouvrages en quatre langues : l’arabe, le français, l’espagnol et le’ portugais. »
Issus du premier peuple de l’histoire qui crut en Dieu, dont le besoin de s’accomplir et le goût de la découverte reposaient sur la foi en la Providence, ces Phéniciens étaient bien plus que de simples commerçants : ils firent et furent la civilisation en Méditerranée. Ils léguèrent aussi une œuvre culturelle considérable, profondément structurante pour l’âme et la raison des peuples, ne serait-ce que savoir naviguer, et prier, trop souvent méconnue, à travers d’autres continents : le monde précolombien en est un exemple. »
Pour recevoir le bulletin A nova missão tous les mois par e-mail, écrire à :
emile.edde@gmail.com.

N. F.
Une des publications internationales régulières sur le Liban est réalisée par l’archevêché maronite de São Paulo, sous la direction du père Émile Eddé. A nova missão, bulletin mensuel à caractère spirituel écrit en portugais et comportant 16 pages, est destiné principalement à informer les paroissiens des dernières activités, en gardant le lien avec le Liban. Dans le numéro du mois de septembre, il est question de l’aventure de l’émigration libanaise, comment elle est née à partir d’un petit pays par sa superficie et s’est étendue sans limites à tous les continents. « L’émigration phénicienne fut la première dans l’histoire, l’apport de l’alphabet facilitant le dialogue entre les peuples. » Le père Émile Eddé est connu pour ses livres se rapportant au Liban et à la Phénicie publiés...