Selon le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, tous les partisans de Mouammar Kadhafi ont jusqu’au 10 septembre pour déposer les armes. Toutefois, des responsables locaux avaient indiqué que l’ultimatum pour une reddition pour Bani Walid expirait hier matin. Des civils ayant fui Bani Walid samedi ont rapporté que beaucoup de combattants pro-Kadhafi avaient quitté la ville, emportant les armes lourdes dans les montagnes environnantes, et que les habitants attendaient angoissés dans une ville fantôme aux magasins fermés, sans essence ni gaz. En direction de Syrte, autre bastion des fidèles à Mouammar Kadhafi, le front était calme hier. La ville d’origine de Mouammar Kadhafi était cernée par des combattants pro-CNT, mais aucun mouvement n’était signalé depuis plusieurs jours, même si l’OTAN a annoncé avoir continué samedi ses frappes.
À Tripoli, le CNT cherchait à asseoir son pouvoir à Tripoli, en commençant par relancer l’activité dans la capitale, marquée par 10 jours de combats. Le « ministre » de la Défense Jallal Dghaili est arrivé à Tripoli hier en provenance de Benghazi, berceau de la rébellion anti-Kadhafi, à la tête d’une importante délégation, dont Fawzi Boukatef, commandant de l’Union des forces révolutionnaires. D’après Anwar el-Feitiri, le « ministre » des communications et du transport, il y a désormais des vols réguliers entre Benghazi et Tripoli, même si chaque vol nécessite l’autorisation de l’OTAN en raison de l’embargo aérien toujours en vigueur. De même, des policiers ont recommencé à patrouiller dans la capitale, où la circulation a repris, avec de nombreux embouteillages. Des banques et certains commerces ont rouvert, et les queues s’allongeaient devant les boulangeries. Le nouveau pouvoir libyen a également annoncé que Tripoli sera « dans les prochains jours » de nouveau ravitaillé en eau après la prise de contrôle de la majeure partie d’un important conduit acheminant l’eau des nappes souterraines du désert vers les zones côtières.
À Benghazi, le porte-parole militaire du CNT, le colonel Ahmad Bani, a une nouvelle fois répété que l’un des fils de Mouammar Kadhafi, Khamis, avait été tué et enterré. « Je peux confirmer que Khamis et Mohammad (NDLR : le fils du chef des renseignements Abdallah Senoussi) ont tous deux été tués aux alentours de Tarhouna », a-t-il indiqué précisant que Khamis a été enterré près de Bani Walid, Mohammad dans le sud du pays. Une télévision du régime libyen avait démenti mardi sur son site que Khamis ait été tué.
Sur un autre plan, pour le représentant du CNT au Royaume-Uni, Guma el-Gamaty, M. Kadhafi devrait être jugé en Libye, pour sa « série effroyable de crimes ces 42 dernières années », et non par la Cour pénale internationale de La Haye, devant laquelle il est poursuivi uniquement pour sa répression de la révolte entamée mi-février.
Sur un autre plan, en Algérie, un représentant des Touaregs, Ishak Ag Hassini, a affirmé que les Touaregs de Libye étaient victimes de violences de la part des forces du nouveau régime, qui les soupçonnent d’être des pro-Kadhafi. Selon lui de nombreux Touaregs sont victimes « d’assassinats collectifs et de liquidations ». « Certains Touaregs ont soutenu Kadhafi, mais pas tous. Il y a 600 000 Targuis et ils ne sont pas avec Kadhafi », a-t-il déclaré. L’Algérie, selon des témoins et plusieurs journaux, a fermé ses frontières avec la Libye après l’entrée de membres de la famille Mouammar Kadhafi sur son territoire lundi. Aucune confirmation officielle n’a pu être obtenue. M. Ag Hassini a demandé « l’aide de l’Algérie car sa frontière est la plus proche des villes où vivent les Touaregs ». Il a également sollicité « des instances onusiennes et des organisations humanitaires pour sauver les Touaregs ». Selon lui, les Touaregs refusent de déposer les armes par crainte d’être tués et ont demandé au Conseil national de transition (CNT) libyen d’intervenir. Mardi, Amnesty International qui enquête en Libye s’était alarmée de la situation « de grand risque » pour les personnes suspectées d’avoir combattu au sein des forces loyalistes, en particulier les noirs et les Africains subsahariens.
Sur le plan diplomatique, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a appelé la communauté internationale et le nouveau régime libyen à s’abstenir de pourchasser tous les partisans de l’ancien régime, au risque de détruire la structure de l’appareil d’État, une « grosse erreur » déjà commise en Irak. De son côté, le gouvernement russe a invité les nouveaux dirigeants libyens à discuter à Moscou notamment de questions énergétiques, a déclaré samedi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, cité par l’agence Interfax.
(Source : AFP)


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Ben çà alors...la précédente version disait qu'il avait été tué et enterré à Tripoli dis donc!Un mort qui se déplace pour s'auto enterrer ailleurs que là où il est censé être enterré...mais qu'il est contrariant,ce Khamiss.Hé,s'il l'avaient vraiment tué,ils se seraient empressés,selon la bonne vieille habitude,d'exhiber son corps...comme pour les fils de Saddam et tant d'autres...
05 h 43, le 05 septembre 2011