Parallèlement, le rapport de Citigroup a prévu un taux d’inflation de 3,4 % pour 2011, en légère baisse par rapport au taux de 2010 (4 %). Ce taux est inférieur à celui de la région (5,9 %) et celui des économies émergentes (6,4 %). Selon les estimations de la banque américaine, l’inflation au Liban a également été inférieure en 2010 à celle de la région (6,3 %) et des pays émergents (5,7 %).
D’autre part, le rapport a dit s’attendre à ce que le déficit de la balance courante s’élève à 16,7 % du PIB en 2011, en hausse par rapport au ratio de 13 % enregistré en 2010. Le rapport a indiqué à cet égard que les pays de la région et les économies émergentes devront enregistrer au cours de cette année un excédent au niveau de la balance courante de 5 % et de 1,7 % du PIB respectivement. Pour l’année en cours, le Liban enregistrera ainsi le déficit le plus large parmi les 54 pays inclus dans le rapport de Citigroup.
Quant au déficit fiscal, les prévisions de Citigroup ont prévu que celui-ci atteigne 10,8 % du PIB en 2011, contre 7,4 % en 2010 – un taux bien au-delà du déficit fiscal des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique (0,5 %) et de celui des économies émergentes (2,3 %). Parmi les pays sondés, le ratio du déficit fiscal au PIB libanais est le plus large. Toujours selon le rapport, le déficit fiscal devrait s’élever à 8,9 % du PIB en 2012.
Une croissance de 3 %, selon Standard Chartered
Notons enfin que la banque britannique Standard Chartered a prévu que la croissance réelle au Liban devrait s’élever à 3 % en 2011 et à 5 % en 2012, contre 7,5 % en 2010. Selon la banque, le taux de croissance libanais sera ainsi le troisième plus lent de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), dépassant seulement celui de l’Égypte (1,4 %) et de la Tunisie (-0,5 %). Parallèlement, Standard Chartered a dit s’attendre à un taux d’inflation de 6 % en 2011 et de 5,4 % en 2012, contre 5 % en 2010. Toujours selon Standard Chartered, le déficit de la balance courante devrait s’élever à 15 % du PIB en 2011 et à 14,5 % du PIB en 2012, contre 16 % en 2010.


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