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À La Une - Guerre Civile

Le cri des proches de disparus libanais

Comment faire le deuil d'un disparu ? Comment refermer la plaie, comment gérer la souffrance face au doute et aux questions ? C'est pour qu'on ne les oublie pas, pour crier leur douleur, que quelques proches de personnes disparues pendant la guerre civile libanaise se sont rassemblés, lundi, devant le siège de la Croix-Rouge internationale à Hamra (Beyrouth). Un rassemblement organisé par le Centre Khiam pour la réhabilitation des victimes de la torture. Un rassemblement qui s'est tenu à la veille de la journée mondiale des disparus.

En 2007, le gouvernement libanais avait signé la Convention internationale pour la protection des personnes contre les disparitions forcées. Quatre ans plus tard, la Convention n'a toujours pas été ratifiée par les autorités libanaises. On estime qu'au moins 17 000 personnes ont disparu pendant la guerre civile.


Comment faire le deuil d'un disparu ? Comment refermer la plaie, comment gérer la souffrance face au doute et aux questions ? C'est pour qu'on ne les oublie pas, pour crier leur douleur, que quelques proches de personnes disparues pendant la guerre civile libanaise se sont rassemblés, lundi, devant le siège de la Croix-Rouge internationale à Hamra (Beyrouth). Un rassemblement organisé par le Centre Khiam pour la réhabilitation des victimes de la torture. Un rassemblement qui s'est tenu à la veille de la journée mondiale des disparus.
En 2007, le gouvernement libanais avait signé la Convention internationale pour la protection des personnes contre les disparitions forcées. Quatre ans plus tard, la Convention n'a toujours pas été ratifiée par les autorités libanaises. On estime qu'au moins 17 000 personnes ont disparu...
commentaires (4)

Mr Nahas Cesar Votre réaction est naturelle car humaine, tout comme j'ai visité les musées souvenirs de leurs morts au Vietnam et au Cambodge d'ou l'on ressort avec les tripes retournées. Quand aux noms de rues ou de places au Liban , mais c'est tout le pays qui aurait besoin de noms de rues et de numéros ..car la poste reste balbutiante et les adresses à s'arracher les cheveux !! Par contre il y a un Mausolée Hariri !!!! Selim Chams

chams selim

06 h 01, le 31 août 2011

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Commentaires (4)

  • Mr Nahas Cesar Votre réaction est naturelle car humaine, tout comme j'ai visité les musées souvenirs de leurs morts au Vietnam et au Cambodge d'ou l'on ressort avec les tripes retournées. Quand aux noms de rues ou de places au Liban , mais c'est tout le pays qui aurait besoin de noms de rues et de numéros ..car la poste reste balbutiante et les adresses à s'arracher les cheveux !! Par contre il y a un Mausolée Hariri !!!! Selim Chams

    chams selim

    06 h 01, le 31 août 2011

  • Bravo Monsieur Nahas, vous avez raison pour les plaques souvenirs sauf que les gens de la Gestapo sont pour la grande majorité morts ou expatriés en terre sûre. Contrairement au Liban, vous pouvez encore aujourd hui cotôyé ces mêmes gens sans même le savoir. Je ne pense pas que les politiques soient prêts à ce genre de débat. Jean-Claude Behar

    Behar Jean-Claude

    02 h 53, le 31 août 2011

  • Lors d'un récent séjour en Lituanie, j'ai visité le musée du KGB. Ce bâtiment avait été occupé en 1940 par la police secrète de l'URSS suivie par la Gestapo jusqu'en 1945. Des quatre côtés du mur, des dalles et plaques rappellent le souvenir des martyrs et résistants aux occupants. Après ma visite, j'étais bouleversé par les récits et les objets de tortures exposés, alors que rien ne me rapproche de ce peuple Balte, petit en nombre mais grandi à mes yeux pour le respect qu'il a pu avoir envers lui-même en honorant ses martyrs et en 1991, à bouter son puissant voisin et occupant hors de ses frontières. Partout en Europe, des plaques sont fixées aux murs en souvenir, qui d'un martyr assassiné par la Gestapo, ou d'une personnalité quelconque ayant résidé l'espace d'un temps déterminé dans le bâtiment. Je n'ai pas souvenir d'une quelconque plaque au Liban, ni en souvenir d'une personnalité politique, d'un écrivain, d'un artiste ou tout autre, ni en mémoire d'une personne disparue ou tuée. Cette volonté d'occulter un passé récent relève sans doute d'un désir sournois de maintenir les Libanais dans l'ignorance de leur histoire et éviter de devoir s'expliquer devant un peuple de plus en plus abruti, prêt à avaler n'importe quelle couleuvre, pourvue qu'elle sorte de la bouche d'un chef auto proclamé. Sans passé, il n'y a aucun avenir, à moins que l'on veuille aussi boucher toute ouverture sur l'avenir, il n'y a qu'un pas qui peut être facilement franchi.

    Nahas César

    12 h 44, le 30 août 2011

  • "Dans les limbes de l'arbitraire", un documentaire de Johnny Karlitch sur les disparus, réalisé en 2007. Diffusé sur Al Arabiya, en août 2011. Des extraits seront bientôt diffusés sur YouTube: www.youtube/user/johnnykarlitch7. En attendant, quelques photos et le synopsis sur mon site ouvert à tous: https://www.facebook.com/#!/media/set/?set=a.10150255007641198.325131.612856197.

    Johnny Karlitch

    04 h 46, le 30 août 2011

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