Des habitants de Tripoli se jettent dans la piscine présente dans la résidence d’Aïcha Kadhafi à Tripoli. Youssef Boudlal/
Les résidences des membres du clan de Mouammar Kadhafi, où les insurgés sont entrés après sa fuite, révèlent les caractères extravagant, capricieux ou discret des anciens maîtres absolus de la Libye.
« Voici les demeures des fils de Kadhafi », annonce un insurgé qui se présente sous le nom de Marwan, désignant trois maisons plantées sur un terrain au bord de l'eau, dans le quartier de Regatta à quelques kilomètres de Tripoli. La quarantaine, les cheveux grisonnants et la kalachnikov en bandoulière, l'homme entre dans la première maison : un simple chalet en bois avec terrasse, petit salon, bar, une seule chambre face à la mer et deux salles de bain. Le lieu a tout d'une garçonnière. « C'est sûrement ici qu'Hannibal accueillait ses maîtresses », précise Marwan, parlant du quatrième fils du colonel Kadhafi, qui s'est fait connaître pour ses frasques à l'étranger. Il avait, rappelle-t-on, provoqué une crise diplomatique entre la Libye et la Suisse, en 2008, après avoir été arrêté avec sa femme à Genève, à la suite d'une plainte déposée par ses employés de maison pour maltraitance.

La maison de vacances d’Hannibal Kadhafi à Tripoli. Marie-Lys Lubrano/AFP.
Au dessus du chalet se trouve une petite maison de plain-pied. « C'est celle de Khamis », croit savoir Marwan. Moins bien située, plus familiale, pourvue de trois chambres, la demeure appartiendrait donc au fils qui dirigeait la plus violente des brigades de choc du régime. L'endroit est spartiate, à l'image de Khamis, le militaire.
En contrebas, la plus belle des trois maisons a la meilleure situation. C'est une villa toute blanche, dont l'immense porte d'entrée témoigne d'un luxe que la décoration intérieure ne dément pas. La demeure est meublée dans un style moderne, épuré et haut de gamme. Assis au milieu du salon, sa kalachnikov en main, Mahmoud, un jeune insurgé, soupire d'envie : « Moi aussi j'aurais bien aimé vivre ici. Si on avait tous eu des maisons comme celle-là, on n'aurait peut-être pas fait la révolution ! ». Malgré l'interdiction légale d'importer de l'alcool en Libye, plusieurs bouteilles de vodka et de champagne Dom Pérignon ont été laissées à côté d'un plat de fromage dont l'abandon semble témoigner d'un apéritif interrompu dans l'urgence.

La maison de vacances de Khamis Kadhafi à Tripoli. Marie-Lys Lubrano/AFP.
En dessous de la maison, toujours face à la mer, trône un jacuzzi à trois places. « Les frères se partageaient cette demeure pour faire la fête », explique un autre combattant, qui veut garder l'anonymat.
Située en plein cœur de Tripoli, la maison d'Aïcha, la fille du « Guide », est de loin la plus grande. C'est un ancien hôpital administré par des catholiques, qu'elle a réquisitionné pour en faire sa demeure principale. Derrière le portail en fer cadenassé et criblé de balles, se dresse une demi-douzaine de bâtiments, dont celui de la sécurité. La première bâtisse abrite une immense piscine couverte, pleine de jouets d'enfants. Au premier étage de la maison, dans la chambre à coucher, des insurgés se vautrent en riant sur le lit recouvert de draps en satin. A l'autre bout de la pièce, une valise jetée à la hâte sur le sol est remplie de vêtements. Derrière, le dressing de la jeune femme est encore plein. « Elle est partie précipitamment », plaisante un insurgé. « Maintenant que cette capricieuse est partie, j'espère qu'on va retransformer cette maison en hôpital ».

Des rebelles prennent des photos près d’un canapé avec une statue en or de la fille de Mouammar Kadhafi, Aïcha, dans sa résidence à Tripoli. Goran Tomasevic/Reuters.
Sur le front de mer de Tripoli, Saadi, un autre fils, disposait d'un chalet avec vitrage blindé et d'un passage secret pour s'enfuir. Des insurgés de Misrata ont pris possession des lieux et montrent aux journalistes un garage qui abritait des bolides, une tente immense et un mini-terrain de football. Passionné du ballon rond, Saadi avait tenté il y a quelques années d'acheter sa place de joueur dans un club de la première division italienne, Perugia.

Des rebelles devant la maison de vacances de Saadi Kadhafi à Tripoli. Patrick Baz/AFP.
La maison de Seif al-Islam, le plus en vue des fils du colonel, n'était pas accessible aux journalistes. Kadhafi père, pour sa part, vivait dans l'immense complexe-bunker de Bab al-Aziziya dans le sud de Tripoli, tombé mardi et dont les images ont fait le tour du monde.
« Voici les demeures des fils de Kadhafi », annonce un insurgé qui se présente sous le nom de Marwan, désignant trois maisons plantées sur un terrain au bord de l'eau, dans le quartier de Regatta à quelques kilomètres de Tripoli. La quarantaine, les cheveux grisonnants et la kalachnikov en bandoulière, l'homme entre dans la première maison : un simple chalet en bois avec terrasse, petit salon, bar, une seule chambre face à la mer et deux salles de bain. Le lieu a tout d'une garçonnière. « C'est sûrement ici qu'Hannibal accueillait ses maîtresses », précise Marwan, parlant du quatrième fils du colonel Kadhafi, qui...


Les Libyens ont commis une erreur monumentale en acceptant que les occidentaux les aident à faire partir Kadhafi. Toutes les facilités de la vien qu'ils avaient vont s'envoler car les occidentaux cherchaient comment contrôler les richesses Libyennes, notamment le Pétrole. Actuellement ils préparent une conférence pour se partager le buttin de guerre. Les africains doivent savoir que les occidentaux n'aimeront jamais un dirigeant africain qui travaille pour le bien de son peuple. Merci et Bravo pour l'Union Africaine qui a su soutenir Kadhafi jusqu'à la fin; c'est cela que le peuple Africain attend de l'organisation.
06 h 40, le 29 août 2011