Le drapeau libyen peint sur les portes des garages dans les régions contrôlées par les rebelles, comme ici, à Zouwara à l'ouest du pays. Carl de Souza/
Alors que la traque de Mouammar Kadhafi se poursuit, un convoi de six Mercedes blindées, qui pourrait transporter de hauts responsables libyens, voire Kadhafi lui-même, est passé vendredi en Algérie par la ville frontalière Ghadamès, a affirmé l'agence officielle égyptienne Mena. "On pense qu'elles transportent de hauts responsables libyens, possiblement Kadhafi et ses fils", a-t-elle dit, citant une source militaire rebelle libyenne.
L'Algérie a démenti "de la manière la plus catégorique". "Cette information est dénuée de tout fondement et nous la démentons de la manière la plus catégorique", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belani à l'agence APS.
"Cela est peu probable", avait auparavant déclaré un haut responsable de la région frontalière réagissant à ces informations. La frontière au poste algérien de Debdeb, à la hauteur de la ville libyenne de Ghadamès, est ouverte mais un tel convoi aurait été repéré, a déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat ce haut responsable d'Ilizi, principale ville algérienne de cette région désertique.
"Rien n'est confirmé", a cependant déclaré à des journalistes le numéro deux de la rébellion libyenne, Mahmoud Jibril, présent au Caire pour des entretiens avec les dirigeants égyptiens.
L’Algérie n'a pas reconnu le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, et n'a jamais demandé officiellement le départ de Mouammar Kadhafi, disant observer une "stricte neutralité" dans le conflit.
Sur le terrain, après la victoire des rebelles libyens qui se sont emparés, vendredi soir, de Ras Jdir, principal poste-frontière avec la Tunisie, une nouvelle avancée a été enregistrée samedi dans la capitale libyenne.
Les rebelles affirment ainsi contrôler "entièrement" l'aéroport international de Tripoli, tout en faisant état de poches de résistance aux alentours, au lendemain de la chute d'obus et de roquettes qui ont détruit trois appareils civils sur le tarmac. Selon Bachir al-Taibi, chef des combattants rebelles contrôlant l'aéroport, ses forces procèdent actuellement par trois fronts à "un nettoyage" du secteur des forces fidèles au régime de Mouammar Kadhafi. "Il reste des poches de résistance dans la zone de Qasr ben Ghirchir (à deux km de l'aéroport) mais pas beaucoup", a déclaré à l'AFP M. Taibi. Il ajouté que les combattants pro-Kadhafi avaient tiré vendredi des roquettes et des obus de mortier sur l'aéroport, détruisant trois avions civils et touchant plusieurs autres. "Ils ont spécifiquement visé les avions", selon lui. M. Taibi a fait aussi état d'accrochages intermittents dans le secteur. Selon un autre combattant rebelle, Bassam Turki, "il y a beaucoup de snipers à Qasr ben Ghirchir". Pour son chef, "les snipers sont toujours le problème".
La capitale libyenne était calme après une nuit émaillée d'explosions isolées et de rafales d'armes automatiques dans des quartiers où sont signalées des poches de résistance notamment à Abou Salim, réputé majoritairement pro-Kadhafi, et Salaheddine.
Sur le front Est, les pro-Kadhafi, qui avaient reculé de plus d'une centaine de km il y a quelques jours, résistent encore à Ben Jawad, à 140 km à l'est de Syrte, bombardant les rebelles, bloqués à Ras Lanouf, plus à l'Est.
Les loyalistes dans la région de Syrte, bastion du régime, continuent de résister en tirant des roquettes pour bloquer l'avancée des rebelles. L'OTAN a de son côté poursuivi vendredi ses frappes aériennes dans les environs de Syrte, touchant 19 cibles, de même qu'à Tripoli, où elle a notamment détruit deux installations militaires.
D'après Amnesty International, après six mois de combats acharnés, les rebelles comme les pro-Kadhafi pratiquent tortures et mauvais traitements. Elle a fait état d'exécutions sommaires de "nombreux prisonniers" dans deux camps près de Tripoli utilisés par la brigade dirigée par l'un des fils Kadhafi, Khamis. Selon la rébellion, des gardes ont tué à la grenade plus de 150 prisonniers avant de s'enfuir du QG de Kadhafi tombé mardi.
Parallèlement, au moins 80 personnes sont décédées, apparemment faute de soins, dans un hôpital de Tripoli contrôlé par des pro-Kadhafi, qui ont tenu le personnel soignant à distance pendant six jours.
Dans le quartier Abou Salim, des cadavres de pro-Kadhafi pourrissaient au soleil, dont plusieurs ligotés, tués par balle dans le dos.
Des journalistes de l'AFP ont en outre assisté à des tabassages d'une violence extrême de partisans présumés du régime qui n'ont dû leur survie, peut-être temporaire, qu'à la présence des médias.
"Il ne doit pas y avoir de représailles", a exigé la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.
Les imams des mosquées à Tripoli ont aussi appelé au calme. "Cette révolution a été celle de la liberté et de l'islam, alors il ne doit pas y avoir de revanche", a affirmé cheikh Wanis Mabrouk, un imam célèbre pour ses diatribes contre le régime.
"Il y a une nécessité urgente de rétablir l'ordre et la stabilité", a déclaré le patron de l'ONU, Ban Ki-moon, se disant "prêt" à envoyer une force de police en Libye.
Sur le plan diplomatique, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé samedi dans la presse que l'ancien dirigeant libyen devait être jugé par la Cour pénale internationale à La Haye. "Oui. Kadhafi devrait avoir un procès conforme au droit comme il ne l'a jamais accordé à ses opposants", a affirmé la chancelière, alors que le journal Bild am Sonntag demandait si elle était favorable à un procès de l'ex-homme fort devant la CPI. Angela Merkel, dont le pays avait refusé de participer à une intervention militaire en Libye, n'a pas exclu la participation de soldats de la Bundeswehr à une éventuelle mission de stabilisation de l'ONU. Toutefois, précise-t-elle, "le nouveau gouvernement libyen devra décider de quel soutien il a besoin et je crois que c'est avant tout du ressort des Nations Unies, de la Ligue arabe et de l'Union africaine".
Enfin, le CNT, qui a installé son gouvernement à Tripoli, a reçu de nouveaux soutiens. Mais l'Union africaine refuse toujours de reconnaître sa légitimité, en raison de la poursuite des combats, et appelle à un "gouvernement de transition incluant toutes les parties".
L'Algérie a démenti "de la manière la plus catégorique". "Cette information est dénuée de tout fondement et nous la démentons de la manière la plus catégorique", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belani à l'agence APS.
"Cela est peu probable", avait auparavant déclaré un haut responsable de la région frontalière réagissant à ces informations. La...


- - - - - - - Un gouvernement incluant toutes les partis de cette soi-disant majorité au LIBAN ..! Je leur souhaite beaucoup de plaisir pour son fonctionnement , avec tous ces Dizaines de CLANS tous influents et équipés , qui ne s'entendent pas entre eux et attendent tous ce jour pour en découdre et se faire entendre bruyamment et a leur façon Clanique , maintenant que celui qui les rassemblait va bientôt partir et Ne sera PAS croyez moi regretté par son propre peuple qui le détrônera , comme ce fut le cas en Irak , actuellement en Egypte et en Tunisie , sans oublier le Yémen et la Syrie qui bientôt vont Suivre le Même Chemin .. , tout en gardant un œil ouvert sur bien d'autres pays de la région candidats a ce Soulèvement Populaire qui se la coulent douce actuellement en pensant qu'ils sont épargnés , eux qui se tiennent coit comme des petits chats devant toute cette Révolution DEMOCRATIQUE et de LIBERTES !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
13 h 53, le 27 août 2011