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À La Une - Informatique

Steve Jobs quitte Apple

Le cofondateur de l’entreprise, en congé maladie depuis le mois de janvier, sera remplacé par Tim Cook.

Révolution chez Apple : son mythique patron, cofondateur de l’entreprise et artisan de sa réussite dans les années 2000, a annoncé ce mercredi sa démission du poste de directeur général. « J'ai toujours dit que si venait le jour où je ne pourrais plus remplir mes devoirs et les attentes en tant que directeur d'Apple, je serais le premier à le faire savoir », écrit-il dans une lettre adressée au conseil d'administration et à la « communauté Apple ». « Malheureusement, ce jour est venu. Je démissionne donc en tant que directeur général d'Apple », ajoute-t-il.

C’est la deuxième fois que Steve Jobs quitte le groupe, mais aujourd'hui, les conditions sont très différentes. En 1985, il était parti au terme d'une lutte de pouvoir interne et le groupe avait périclité jusqu'à son retour aux commandes en 1997. Cette fois-ci, il prend l’initiative de son départ, et assure avoir déjà organisé l’avenir proche du groupe informatique. Sa succession est assurée : c’est Tim Cook, numéro deux d’Apple, qui assurait l’intérim depuis janvier, qui le remplacera.

Diplômé de l'université de Duke, il avait notamment travaillé à Compaq et à IBM avant de rejoindre Apple en 1998. M. Jobs, 56 ans, était en congé maladie depuis le mois de janvier, pour une durée et une raison indéterminées. Il a subi une greffe de foie il y a deux ans et a survécu à un cancer du pancréas en 2004. Sa santé inquiétait régulièrement les investisseurs, tant le succès d'Apple apparaît lié à son patron

Sur le plan commercial, l’entreprise a planifié la sortie de ses prochains produits : l'iPhone 5 devrait sortir mi-octobre et la nouvelle version de l'iPad, la troisième, début 2012. De plus, Steve Jobs reste dans les parages puisqu’il devient président du conseil d'administration. « Je pense que les jours les plus brillants et les plus innovants d'Apple sont à venir. Et j'attends avec impatience d'observer et de contribuer à ce succès dans un nouveau rôle », a souligné Steve Jobs dans sa lettre de démission.

Selon l'analyste de Gartner Van Baker, interrogé par l'AFP, il n'y a pas de raison de s'inquiéter pour l'avenir de Apple. « Je pense qu'Apple va bien s'en sortir. Il y a tellement de gens talentueux là-bas et l'attention de Steve pour chaque détail est imprégnée dans la culture ». Mais les investisseurs ne sont pas du même avis. L'annonce de la démission de Steve Jobs a été suivie de la chute de l'action Apple à la Bourse de New York. Le titre reculait de 5,3% vers 23H45 GMT dans les échanges électroniques suivant la clôture. Ce jeudi, sur les marchés asiatiques, la nouvelle a suscité une certaine frénésie : les actions des concurrents d’Apple sont en hausse. Samsung Electronics a vu son action grimper de 3%, tandis que l'action LG Electronics prenait 4%. Sony s'est apprécié de 2,6% à Tokyo tandis que HTC grimpait de 2,7 % à Taipei. Le géant informatique chinois Lenovo a gagné 1,82% sur la Bourse de Hong Kong. « Pour les fabricants de portable, c'est un soulagement. Leur concurrent le plus féroce et leur Nemesis s'est retiré », a déclaré Francis Lun, directeur de la firme de services financiers Lyncean Holdings à Hong Kong.

 

Révolution chez Apple : son mythique patron, cofondateur de l’entreprise et artisan de sa réussite dans les années 2000, a annoncé ce mercredi sa démission du poste de directeur général. « J'ai toujours dit que si venait le jour où je ne pourrais plus remplir mes devoirs et les attentes en tant que directeur d'Apple, je serais le premier à le faire savoir », écrit-il dans une lettre adressée au conseil d'administration et à la « communauté Apple ». « Malheureusement, ce jour est venu. Je démissionne donc en tant que directeur général d'Apple », ajoute-t-il.
C’est la deuxième fois que Steve Jobs quitte le groupe, mais aujourd'hui, les conditions sont très différentes. En 1985, il était parti au terme d'une lutte de pouvoir interne et le groupe avait périclité jusqu'à son retour aux commandes en 1997. Cette...
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