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À La Une - Libye

L'Onu convoque à un sommet sur l'après-Kadhafi

Les Occidentaux adjurent Kadhafi d'éviter un ultime massacre

Le drapeau des rebelles libyens hissé sur la représentation diplomatique à Prague. /

La rébellion libyenne a proclamé révolue l'ère de Mouammar Kadhafi après sa prise de contrôle de la majeure partie de Tripoli, la traque du dirigeant libyen s'intensifiant lundi.

Le président américain Barack Obama a lui aussi estimé, dans une déclaration radiodiffusée, que l'ère du régime Kadhafi "touche à sa fin", en exhortant le dirigeant libyen à annoncer "expressément" son départ après 42 ans au pouvoir. Il a aussi promis que son pays serait "un partenaire" de la future Libye.

Avec l'ouverture d'une période d'incertitudes dans ce riche pays pétrolier, le patron de l'ONU Ban Ki-moon a convoqué un sommet sur la Libye cette semaine, le Groupe de contact se réunira jeudi à Istanbul et un sommet du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine est prévu vendredi à Addis Abeba.

Parallèlement, plusieurs pays arabes se sont empressés de reconnaître le CNT, après l'effondrement du régime avec l'entrée samedi des insurgés dans Tripoli, sous l'appui aérien de l'Otan, et l'arrestation de deux fils de M. Kadhafi confronté depuis plus de six mois à une révolte armée.

Fidèle à sa réputation de pugnacité et défiant les appels de la communauté internationale et des rebelles à se rendre, M. Kadhafi s'accrochait toujours à ce qui lui reste de pouvoir. La Maison Blanche a dit ne disposer d'aucune preuve de son départ de Tripoli et la rébellion a dit ignorer où il était.

Après avoir juré de continuer à résister, le leader libyen, selon une source diplomatique, se trouverait toujours dans sa résidence du quartier de Bab Al-Aziziya à Tripoli, devant laquelle de violents combats avaient eu lieu le matin avant de baisser d'intensité en soirée.

Sur le terrain, deux corps dont l'un pourrait être celui de Khamis Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi et l'autre celui d'Abdallah Senoussi, chef des services de renseignement libyens, ont été découverts à Tripoli dans la soirée, selon la chaîne de télévision Al Jazeera, citant une source non identifiée. Les rebelles sont entrés lundi pratiquement sans résistance de la part des forces pro-Kadhafi dans la capitale, où les habitants oscillent entre crainte et jubilation. Ils ont atteint la place Verte, un lieu symbolique où les partisans du régime avaient l'habitude de se rassembler et que les insurgés ont rebaptisée "place des Martyrs". Une foule en liesse a dansé toute la nuit en agitant des drapeaux rouge, noir et vert, aux couleurs de la rébellion. Mais avec la poursuite des combats, les habitants étaient nerveux, ne sachant pas ce qui va se passer dans les jours à venir, même s'ils sont heureux d'avoir vu ce qu'ils considèrent comme la fin inévitable de Mouammar Kadhafi.

Des affrontements avaient ainsi lieu par intermittence dans plusieurs quartiers du centre-ville, ont indiqué des témoins en faisant état de la présence de tireurs embusqués pro-régime sur le toit d'immeubles. Les rebelles ont pris le contrôle des locaux de la télévision d'Etat, qui a cessé d'émettre. Des combats se déroulaient également autour de la résidence de M. Kadhafi à Bab Al-Aziziya. Ce dernier s'y trouverait encore, selon une source diplomatique.

Cependant le chef du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, Moustapha Abdeljalil, a dit ignorer où se trouvait M. Kadhafi. "Bab al-Aziziya et certaines zones alentour ne sont toujours pas sous notre contrôle et par conséquent nous ne savons pas si Kadhafi se trouve là-bas". Mais a-t-il ajouté dans une conférence de presse à Benghazi, fief des rebelles dans l'Est, "l'époque de Kadhafi est révolue", même si la bataille pour Tripoli n'est pas encore terminée. "Nous espérons que Mouammar Kadhafi sera capturé vivant pour qu'il puisse avoir un procès équitable", a ajouté M. Abdeljalil, après avoir confirmé que deux fils du colonel libyen, Mohamed et Seif al-Islam, étaient "entre de bonnes mains, et sous contrôle de nos révolutionnaires" après leur capture dimanche. Toutefois la chaîne al-Jazeera a annoncé que Mohammad Kadhafi aurait réussi à prendre la fuite lundi soir à l’aide de militaires fidèles à Kadhafi.

Après l'entrée des rebelles dans Tripoli, M. Kadhafi, toujours combatif, a continué à appeler à la résistance via des messages sonores, et à promettre "la victoire".

Par ailleurs, des affrontements ont été signalés dans les villes d'Al-Aziziya (50 km au sud de Tripoli) et d'Al-Khoms, à mi-chemin entre la capitale et Misrata (est).

Plus à l'est, les pro-Kadhafi ont évacué la ligne de front de Brega et fui vers l'Ouest en direction de la ville de Syrte, région d'origine et bastion du dirigeant libyen, selon la rébellion dont le chef a promis que les villes de Syrte et de Sebah "se soulèveront bientôt à leur tour".

La rébellion libyenne a proclamé révolue l'ère de Mouammar Kadhafi après sa prise de contrôle de la majeure partie de Tripoli, la traque du dirigeant libyen s'intensifiant lundi.
Le président américain Barack Obama a lui aussi estimé, dans une déclaration radiodiffusée, que l'ère du régime Kadhafi "touche à sa fin", en exhortant le dirigeant libyen à annoncer "expressément" son départ après 42 ans au pouvoir. Il a aussi promis que son pays serait "un partenaire" de la future Libye.
Avec l'ouverture d'une période d'incertitudes dans ce riche pays pétrolier, le patron de l'ONU Ban Ki-moon a convoqué un sommet sur la Libye cette semaine, le Groupe de contact se réunira jeudi à Istanbul et un sommet du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine est prévu vendredi à Addis Abeba.
Parallèlement, plusieurs...
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