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À La Une - Conflit

Israël et le Hamas s'entendent sur une trêve

Les deux parties misent sur une désescalade des violences.

Une gendarmerie de Beit Lahia, au nord de Gaza, détruite après avoir été attaquée par des avions israéliens hier, dimanche. Mohammed Abed/

Le Hamas et Israël se sont engagés lundi sur la voie d'une désescalade des violences après l'annonce d'un accord de trêve à Gaza et la décision du gouvernement Netanyahu de ne pas lancer d'offensive terrestre. Provoquée par une triple attaque ayant fait huit morts dans le sud d'Israël, près de la frontière égyptienne, jeudi, la flambée de violences a fait un total de 15 morts et une cinquantaine de blessés côté palestinien et un mort et 18 blessés en Israël.

L'armée israélienne n'a mené aucun raid aérien dans la nuit de dimanche à lundi, a précisé un porte-parole militaire. Le cabinet de sécurité présidé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait auparavant décidé lors d'une réunion « d'urgence » à trois heures du matin (00H GMT) à Jérusalem de ne pas lancer de vaste opération militaire terrestre dans la bande de Gaza, a annoncé la radio militaire. « Le cabinet a pris cette décision pour ne pas déclencher des manifestations de masse en Égypte susceptibles de déstabiliser le régime en place au Caire et de porter atteinte aux intérêts d'Israël à l'étranger à l'approche de la demande palestinienne d'adhésion d'un État palestinien à l'ONU en septembre », a souligné la radio.

Le cabinet de sécurité avait été convoqué quelques heures après que les principaux mouvements palestiniens à Gaza sont parvenus, selon le Hamas qui contrôle le territoire, à « un accord informel pour instaurer une trêve à condition qu'Israël cesse ses attaques ». Selon un dirigeant du Hamas, la trêve devait entrer en application lundi. Mais d'ores et déjà, la police (du Hamas) a « reçu dimanche soir pour consigne de stopper les tirs » contre Israël, a-t-il souligné. Selon des responsables des services de sécurité palestiniens à Gaza, des barrages routiers ont été mis en place et des policiers du Hamas contrôlaient les véhicules circulant dans la zone frontalière avec Israël.

Dans un communiqué, les Comités de résistance populaire (CRP), un des groupes radicaux de Gaza, ont annoncé lundi après-midi un « cessez-le feu provisoire ». Les CRP ont été accusés par Israël d'être responsables des attaques meurtrières qui ont fait huit morts jeudi dans le sud d'Israël près de la frontière égyptienne, ce qu'ils ont nié.

Cette annonce est survenue à la suite de contacts intensifs, conduits notamment par l'intermédiaire de l’Égypte en vue de parvenir à une accalmie.

En avril dernier, déjà, une escalade des violences entre Israël et les organisations paramilitaires de Gaza s'était traduite par les tirs de 140 roquettes et la mort de 18 Palestiniens à la suite d'un attentant contre un autobus scolaire qui avait coûté la vie à un adolescent israélien. Le conflit s'était terminé par l'entrée en vigueur d'une trêve de facto lorsqu'Israël et le Hamas s'étaient dit prêts à mettre fin aux hostilités pourvu que chacun stoppe ses attaques contre l'autre.

 

Le Hamas et Israël se sont engagés lundi sur la voie d'une désescalade des violences après l'annonce d'un accord de trêve à Gaza et la décision du gouvernement Netanyahu de ne pas lancer d'offensive terrestre. Provoquée par une triple attaque ayant fait huit morts dans le sud d'Israël, près de la frontière égyptienne, jeudi, la flambée de violences a fait un total de 15 morts et une cinquantaine de blessés côté palestinien et un mort et 18 blessés en Israël.
L'armée israélienne n'a mené aucun raid aérien dans la nuit de dimanche à lundi, a précisé un porte-parole militaire. Le cabinet de sécurité présidé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait auparavant décidé lors d'une réunion « d'urgence » à trois heures du matin (00H GMT) à Jérusalem de ne pas lancer de vaste opération militaire...
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