Le métal jaune a été le grand bénéficiaire de la débâcle boursière cette semaine, intervenue sur fond d’inquiétudes croissantes sur la vigueur de l’économie américaine.
Le cours de l’once d’or a bondi de plus de 70 dollars en deux jours, grimpant hier à un nouveau sommet historique, au-delà de 1 870 dollars, alors que les investisseurs se tournaient vers le métal jaune, actif physique qui n’est adossé à aucun émetteur.
Depuis début juillet, l’or a vu son prix bondir de 20 %, et selon les experts, le métal précieux devrait continuer de voler de record en record.
« Cela a toujours été la grande force de l’or de représenter une réserve de valeur idéale dans les moments difficiles, et en ce moment il y a un parfait cocktail pour le soutenir », a commenté Austin Kiddle, analyste du courtier spécialisé britannique Sharps Pixley.
Ainsi, si la possibilité d’un retour en récession de l’économie aux États-Unis comme en zone euro effraie les opérateurs, les inquiétudes sur les dettes souveraines européennes continuent également de hanter les marchés, que le sommet franco-allemand de mardi a échoué à rasséréner.
« Il y a un sentiment d’incapacité des dirigeants politiques européens à agir face à la crise, sinon en adoptant des expédients à court terme », a indiqué à l’AFP M. Kiddle.
« On pourrait faire face à un automne agité sur le front de la zone euro, alors que certaines nouvelles mesures des plans de sauvetage (aux pays en difficulté, NDLR) doivent être discutées par les Parlements nationaux », renchérissait Jochen Hitzfeld, expert de la banque UniCredit.
Dans ce contexte, « la rapide accélération de la demande d’investissement » dans l’or, notamment via les ETF – des instruments boursiers adossés à des stocks physiques de métal –, et un regain d’achats par les banques centrales devraient « pousser les cours à des niveaux inédits », a avancé Suki Cooper, analyste de Barclays Capital.
(Source : AFP)

