Manifestation en Corée du Sud contre la tenue d’exercices militaires dans la péninsule coréenne. Jung Yeon-Je/
Même si les manœuvres sont qualifiées par les deux pays alliés d'exercices habituels de défense, Pyongyang les condamne régulièrement. Le Rodong Sinmun accuse Washington de chercher à amener la guerre sur la péninsule coréenne, après l'Afghanistan et l'Irak, afin de "s'extraire d'une crise économique qui empire". Pour le journal, les manœuvres visent cette année à développer les capacités d'attaque sur les unités de production nucléaire et de missiles sur le sol nord-coréen. "Les va-t-en-guerre américains prévoient de mener une exercice militaire très réaliste pour annihiler nos capacité nucléaires, avec une unité mobile menée par le 20ème Commandement américain de soutien, qui avait été envoyé en Irak pour trouver et détruire des armes de destruction massives", a-t-il déclaré. "Notre armée et notre peuple ne resteront pas immobiles face à la mobilisation massive de soldats par les impérialistes américains, qui menacent nos droits souverains", a-t-il ajouté, dans le style martial qui est souvent le sien.
Un porte-parole du Commandement des forces alliées États-Unis-Corée du Sud (CFC) a indiqué à l'AFP que toutes les unités principales du CFC participent aux manœuvres, à savoir quelque 530 000 soldats sud-coréens et 3 000 Américains basés aux États-Unis ou sur des bases du Pacifique. Les soldats vont pendant ces exercices s'entraîner à "un grand nombre de missions, dont la localisation et la sécurisation de menaces chimiques, biologiques, nucléaires et radiologiques", a-t-il expliqué. Ces manœuvres, qui doivent durer une dizaine de jours, visent à "se préparer et empêcher toutes sortes de menaces extérieures, actuelles et futures" envers la Corée du Sud et la région, a déclaré le général américain James D. Thurman, commandant du CFC. "Nous appliquons les leçons apprises en Irak et en Afghanistan, ainsi que celles accumulées lors des récentes provocations du Nord sur la péninsule, et lors de nos exercices précédents", a-t-il ajouté.
Début août, Pyongyang avait demandé à Séoul et Washington d'annuler ces manœuvres, s'ils souhaitaient un dégel des relations et la dé-nucléarisation de la péninsule coréenne. Les relations entre les deux frères ennemis coréens s'étaient légèrement détendues depuis la fin juillet et la rencontre exceptionnelle entre des responsables des deux Corées à Bali (Indonésie), en marge d'une réunion régionale sur la sécurité. Il s'agissait de la première rencontre entre des négociateurs pour le nucléaire, en dehors du cadre multilatéral. Le premier échange officiel entre Washington et Pyongyang depuis décembre 2009 a également eu lieu lorsqu’un haut responsable nord-coréen s'est rendu à New York pour rencontrer l'émissaire spécial américain pour la Corée du Nord, Stephen Bosworth.
Même si les manœuvres sont qualifiées par les deux pays alliés d'exercices habituels de défense, Pyongyang les condamne régulièrement. Le Rodong Sinmun accuse Washington de chercher à amener la guerre sur la péninsule coréenne, après l'Afghanistan et l'Irak, afin de "s'extraire d'une crise...

