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Moyen Orient et Monde - Somalie

L’ONU met en garde contre le risque d’épidémie de choléra

Les personnes déplacées et les mouvements de population augmentent le risque de propagation du choléra, averti l’OMS. Phil Moore/AFP

L’ONU a averti hier qu’une épidémie de choléra en Somalie pourrait se propager dans le reste du pays. « La préoccupation, c’est que les causes du choléra sont liées à l’eau et aux conditions d’hygiène. Les personnes déplacées et les mouvements de population augmentent le risque de propagation de la maladie », a déclaré Michael Yao, un expert de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’un point de presse. « Avec le choléra, tout le monde est en danger, mais les conditions sont idéales pour la transmission de la maladie en ce moment à Mogadiscio », a renchéri un porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic.
Selon les chiffres de l’OMS, environ 4 272 cas de diarrhée ont été signalés dans un hôpital de Mogadiscio depuis le début de l’année, avec 181 décès, soit « environ deux à trois fois » plus que ce qui a été observé il y a un an. La moitié des victimes étaient des enfants de moins de deux ans, selon l’OMS, qui indique que cette tranche d’âge est particulièrement vulnérable.
« L’afflux massif de personnes dans Mogadiscio et le nombre croissant de cas de diarrhée aqueuse aiguë dans des zones urbaines surpeuplées exposent à une grave menace de choléra, qui est une maladie mortelle et contagieuse, surtout pour les enfants dénutris », a indiqué pour sa part une porte-parole de l’Unicef Marixie Mercado. « En ce moment, il y a environ un demi-million d’enfants en danger de mort s’ils ne reçoivent pas des vivres d’ici à quelques semaines », a-t-elle ajouté. « Mais au-delà d’une crise de malnutrition, il existe aussi une crise concernant la survie des enfants en Somalie en général parce que les enfants qui souffrent de malnutrition aiguë sont d’autant plus sensibles au choléra et particulièrement dans un contexte de déplacements massifs et de mauvaises conditions sanitaires », a relevé la porte-parole.
L’ONU a d’autre part averti que le manque de financement commençait à limiter l’acheminement de l’aide humanitaire. Élisabeth Byrs, porte-parole du bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires, a indiqué que près de la moitié des 4,56 millions de personnes ciblées pour recevoir de l’aide alimentaire en Éthiopie n’obtiendraient que des rations réduites en raison du manque de fonds. « Nous voulons sonner l’alarme, nous avons besoin de ce financement », a déclaré Mme Byrs. Selon les chiffres les plus récents de l’ONU, seulement 48 pour cent de la somme demandée (2,4 milliards de dollars) pour porter assistance à quelque 12,4 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique frappée par la sécheresse et la famine ont été reçus à ce jour.
(Source : AFP)
L’ONU a averti hier qu’une épidémie de choléra en Somalie pourrait se propager dans le reste du pays. « La préoccupation, c’est que les causes du choléra sont liées à l’eau et aux conditions d’hygiène. Les personnes déplacées et les mouvements de population augmentent le risque de propagation de la maladie », a déclaré Michael Yao, un expert de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’un point de presse. « Avec le choléra, tout le monde est en danger, mais les conditions sont idéales pour la transmission de la maladie en ce moment à Mogadiscio », a renchéri un porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic.Selon les chiffres de l’OMS, environ 4 272 cas de diarrhée ont été signalés dans un hôpital de Mogadiscio depuis le début de l’année, avec 181 décès, soit « environ deux à...
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