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Économie - Crise

Le couple Paris-Berlin se mobilise, Rome promet une rigueur accrue

Confrontés à la tempête sur les marchés mondiaux, les dirigeants de la zone euro accélèrent leur calendrier, avec un sommet franco-allemand de crise dès la semaine
prochaine et l’engagement de Paris et Rome à tailler très vite dans leurs déficits.

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel vont travailler mardi à l’élaboration de « propositions communes concernant la réforme de la gouvernance de la zone euro ».

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel vont travailler mardi à l’élaboration de « propositions communes concernant la réforme de la gouvernance de la zone euro » lors d’une réunion à Paris, a annoncé hier la présidence française.
Cette nouvelle mobilisation du couple franco-allemand survient alors que la dégradation de la note de la dette américaine vendredi dernier a accentué la chute des Bourses mondiales et placé la France en première ligne de la zone euro.
Les banques françaises ont été attaquées et des doutes sont apparus sur la capacité de la France à conserver sa note « triple A », décernée par les agences d’évaluation financière aux émetteurs de dette les plus fiables.
Ces inquiétudes s’ajoutent à la situation de l’Italie et de l’Espagne, qui a contraint la Banque centrale européenne (BCE) à intervenir sur les marchés pour racheter des titres de leur dette.
La France et l’Italie sont d’ailleurs montées au créneau ces dernières heures pour tenter de convaincre les investisseurs de leur détermination à tailler dans leurs déficits publics et réduire leur énorme endettement.
En Italie, le ministre de l’Économie Giulio Tremonti a promis hier l’adoption dès la semaine prochaine de nouvelles mesures d’austérité « très fortes » pour atteindre l’équilibre budgétaire en 2013 au lieu de 2014.
Cela implique notamment de ramener le déficit italien de 3,8 à 3,9 % du PIB cette année à zéro en deux ans. Troisième économie de la zone euro, Rome a accumulé une dette colossale d’environ 1 900 milliards d’euros, soit 120 % de son produit intérieur brut (PIB).
Giulio Tremonti n’a toutefois donné que peu de détails sur le contenu des mesures, évoquant seulement les pistes suggérées par la BCE, qui préconise de réduire les coûts de sa bureaucratie, lancer un programme de privatisations et libéraliser l’économie. Le gouvernement italien a promis des annonces avant le 18 août.
Nicolas Sarkozy, pour sa part, avait interrompu ses vacances mercredi pour présider une réunion de crise sur l’économie et promettre pour le 24 août des mesures de réduction du déficit public, jugées indispensables pour conserver le « triple A » de la France.
« Les engagements de réduction du déficit des comptes publics sont intangibles et seront tenus quelle que soit l’évolution de la situation économique », a promis le président français.
La France s’est engagée à réduire son déficit public, qui s’élève à 5,7 % du PIB cette année, à 4,6 % l’an prochain, et 3 % en 2013.
Après une journée noire mercredi, avec des chutes catastrophiques des Bourses européennes, l’annonce du sommet avec Angela Merkel a contribué à calmer les esprits. Hier, au terme d’une séance en yo-yo, les Bourses européennes ont finalement terminé en nette hausse.
Car après la Grèce, le Portugal et l’Irlande, le risque de contagion est plus que jamais présent.
Mercredi, l’agence de notation Fitch a abaissé de deux crans (« BBB ») la note de Chypre, frappé par une crise économique et politique. Fin juillet, les deux autres grandes agences, Moody’s et Standard and Poor’s, avaient déjà abaissé la note du pays.
Le gouvernement chypriote assure que le plan d’austérité qu’il va présenter le 25 août au Parlement devrait permettre de redresser la situation d’ici à 2012, sans avoir besoin d’un plan de sauvetage européen, mais certains observateurs le considèrent insuffisant.
La zone euro avait décidé lors du sommet extraordinaire du 21 juillet à Bruxelles d’accorder à Athènes une nouvelle aide et avait décidé de mesures européennes supplémentaires.
(Source : AFP)
Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel vont travailler mardi à l’élaboration de « propositions communes concernant la réforme de la gouvernance de la zone euro » lors d’une réunion à Paris, a annoncé hier la présidence française.Cette nouvelle mobilisation du couple franco-allemand survient alors que la dégradation de la note de la dette américaine vendredi dernier a accentué la chute des Bourses mondiales et placé la France en première ligne de la zone euro.Les banques françaises ont été attaquées et des doutes sont apparus sur la capacité de la France à conserver sa note « triple A », décernée par les agences d’évaluation financière aux émetteurs de dette les plus fiables.Ces inquiétudes s’ajoutent à la situation de l’Italie et de l’Espagne, qui a...
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