Plusieurs responsables ont demandé que la proposition de loi soit plus claire et plus détaillée, comme le ministre des Finances, Mohammad Safadi, et qu’une annexe expliquant le plan de travail du ministère y soit attachée. D’autres, comme Walid Joumblatt, ont souligné les conséquences négatives de cette proposition de loi sur le budget de l’Etat.
A la suite de la séance parlementaire, le chef du bloc du changement et de la réforme avait affirmé, hier, que « les gouvernements précédents ont été corrompus pendant des années, et que ce qui s’est passé (mercredi) au parlement en est la preuve ». Le ministre Gebran Bassil a, quant à lui, réagit aujourd’hui en affirmant que si la proposition de loi n’était pas adoptée par le parlement, alors « le gouvernement tombera », aussi bien d’un point de vue populaire que moral. « Nous n’accepterons pas de devenir des faux-témoins (…) et de voir les intérêts des Libanais marginalisés », a déclaré M. Bassil au quotidien As-Safir. Il a ajouté que toute négligence de la part du gouvernement « ne sera pas acceptée ». La question ne concerne pas uniquement le ministère de l’Eau et de l’Energie, elle est liée à la survie du gouvernement, a-t-il poursuivi. « Quelle opposition sabote un projet d’électricité qu’elle avait déjà accepté dans la déclaration ministérielle du gouvernement de l’ex-Premier ministre Saad Hariri ? », s’est encore interrogé M. Bassil, d’après le Safir.L'opposition reproche à M.Bassil de n'avoir pas prévu des modalités de surveillance des dépenses inhérentes au projet.
Le député du CPL Farid el-Khazen a, lui aussi, rappelé que l’opposition « avait déjà accepté » ce projet lorsqu’elle était au pouvoir, « après l’avoir traité en détails ». Lors d’une intervention à la radio Voix du Liban (93.3), M. Khazen a également rappelé que le projet avait été accepté par la Banque mondiale. Parallèlement, le ministre du Travail, Charbel Nahas (CPL), a déclaré à la radio Voix du Liban (100.5), qu’il n’existe pas de « différend » entre le Premier ministre Najib Mikati et le chef du CPL Michel Aoun. Il a également déclaré que l’opposition « ne devrait pas nous donner des leçons sur la question des finances de l’Etat », car c’est elle « qui a mené le pays à la banqueroute ». En réponse à une question sur la possibilité que le CPL se retire du gouvernement, M. Nahas a affirmé que cela était impossible, puisque le CPL représente « le plus grand bloc» au sein du gouvernement.
En réaction aux propos des responsables du CPL, le député des Forces libanaises, Antoine Zahra, a déclaré à la radio Voix du Liban que « ce qui a énervé Aoun hier est le fait que son beau-fils (Gebran Bassil) ne peut pas accepter » qu’on refuse ses demandes. Le député Mohammad Kabbani a affirmé, pour sa part, à la radio Voix du Liban (93.3) qu’« il y a une tentative du ministre de l’Energie et de l’Eau ainsi que de certains députés de présenter une équation erronée aux Libanais qui consiste à nous obliger à donner à Bassil un milliard deux cent millions de dollars, sans quoi ils accusent l’opposition d’empêcher les citoyens d’avoir de l’électricité ». M. Kabbani a assuré que l’opposition cherchait, « plus que le ministre actuel », à ce que les Libanais aient l’électricité chez eux, mais cela doit se faire « à travers les lois et la transparence » et en remplaçant « les apparitions médiatiques » par des actes concrets.
Le projet de loi devait être au menu d’une réunion ministérielle devant se tenir à Baabda, aujourd’hui. A cette occasion, le ministre Gebran Bassil devrait demander au gouvernement de prendre une position claire et unifiée sur la question, selon le journal As-Safir.
Plusieurs responsables ont demandé que la proposition de loi soit plus claire et plus détaillée, comme le ministre des Finances, Mohammad Safadi, et qu’une annexe expliquant le plan de travail du ministère y soit attachée. D’autres, comme Walid Joumblatt, ont souligné les conséquences négatives de cette proposition de loi sur le budget de l’Etat.
A la suite de la séance parlementaire, le...


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- Les gens en pâtissent, et les politiciens font de l'électricité un enjeu politique. Grâce pour ce pauvre peuple qui a moins d'heures d'électricité par jour que les pires villages de tentes les plus éloignés du Zimbabwe même. Grâce !!! Anastase Tsiris
04 h 30, le 12 août 2011