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À La Une - Cinéma

Impression sur image ou images impressionnantes

Une douche...et des sueurs froides. (DR)

Quelle est la femme qui, après avoir vu Psycho, n’a jamais pensé, en refermant le rideau de sa douche, à cette affreuse image de la présence d’un assassin dans la salle de bains.
L’explication est simple : sir Alfred Hitchcock a réussi, comme dans tous ses films, à mystifier une scène (juste une seule) et l’a imprimée dans notre esprit et dans celui de toutes les générations à venir.
Quarante-deux petites minutes, juste après le début du film Psycho, Marion Crane, qui a trouvé refuge dans un motel désert tenu par un certain Norman Bates, meurt assassinée dans sa douche. Cette scène est devenue indélébile dans la mémoire du cinéma.
C’est le jeune scénariste Joseph Stefano qui avait suggéré à Hitchcock ce « sursaut narratif » s’articulant sur des plans successifs et rythmé par les violons stridents de Bernard Herrmann, les cris de Janet Leigh et les coups sourds du couteau s’enfonçant dans sa chair. « En tout et officiellement soixante-dix plans en 45 secondes ». Un montage hallucinant et tout cela dans la suggestion, l’évocation et sans que le spectateur ne voit une goutte de sang gicler.
C’est Saul Bass, le collaborateur de sir Alfred et le créateur de ses génériques pour Sueurs froides, La mort aux trousses et le présent Psycho, qui signa ce découpage.
Une des choses les plus remarquables dans l’œuvre d’Alfred Hitchcock est que la plupart de ses films peuvent être évoqués par le biais d’une unique scène-symbole.
Dans Psycho, quoi de plus simple et épuré que ce décor ? Une douche, un jet d’eau, des mains qui frictionnent les cheveux avant de se tendre comme une supplique. Et, pourtant, cette scène a fait le tour du monde et des circonvolutions du cerveau, avant d’atterrir plus tard sur les plateaux de Brian de Palma qui, en hommage au maître, a repris la scène des mains tendues à travers les portes d’un ascenseur dans Dressed to Kill et celle du sang qui coule dans un bac à douche dans Carrie. Une douche bien froide qui a provoqué des sueurs aussi froides.

Quelle est la femme qui, après avoir vu Psycho, n’a jamais pensé, en refermant le rideau de sa douche, à cette affreuse image de la présence d’un assassin dans la salle de bains. L’explication est simple : sir Alfred Hitchcock a réussi, comme dans tous ses films, à mystifier une scène (juste une seule) et l’a imprimée dans notre esprit et dans celui de toutes les générations à venir. Quarante-deux petites minutes, juste après le début du film Psycho, Marion Crane, qui a trouvé refuge dans un motel désert tenu par un certain Norman Bates, meurt assassinée dans sa douche. Cette scène est devenue indélébile dans la mémoire du cinéma. C’est le jeune scénariste Joseph Stefano qui avait suggéré à Hitchcock ce « sursaut narratif » s’articulant sur des plans successifs et rythmé par les violons...
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