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À La Une - Répression

Washington sanctionne la plus grande banque de Syrie

La Maison Blanche estime que la Syrie "se porterait mieux" sans Assad

"Une transition démocratique serait meilleure pour la Syrie, la région et le monde, et nous avons l'intention d'aider les Syriens à obtenir la dignité et la liberté", a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney.

Les Etats-Unis ont encore durci le ton mercredi contre le dirigeant syrien Bachar al-Assad, n'allant pas jusqu'à réclamer explicitement son départ mais promettant d'aider son peuple dans sa quête de "dignité et de liberté".

Washington a annoncé la mise en place de nouvelles sanctions visant la Commercial Bank of Syria, principale banque commerciale du pays, pour protester contre la répression visant l'opposition.

Selon le Trésor américain, il s'agit par là de "viser l'infrastructure financière qui apporte un soutien aux activités illégales du président Bachar al-Assad et de son régime".

Le durcissement constant du discours officiel américain contre Bachar al-Assad laisse penser que l'administration Obama va bientôt l'appeler formellement à quitter le pouvoir.

Mais la Maison Blanche s'en est tenue mercredi à sa formulation adoptée la semaine dernière vis-à-vis de la Syrie, disant que le pays "se porterait mieux" sans Assad et qu'il avait perdu toute légitimité."Ce que nous pouvons faire de plus  important à l'heure actuelle, c'est nous assurer que nos actes sont conformes à notre discours", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. "Une transition démocratique serait meilleure pour la Syrie, la région et le monde, et nous avons l'intention d'aider les Syriens à obtenir la dignité et la liberté qu'ils exigent et pour lesquelles trop d'entre eux sont morts", a-t-il ajouté. "Nous allons maintenir cette pression. Nous allons travailler en coordination avec nos partenaires internationaux", a ajouté M. Carney, soulignant que l'isolement croissant de la Syrie, après la prise de distance des pays arabes, n'était pas "un accident" mais le fruit de la diplomatie américaine. "Nous travaillons avec nos partenaires internationaux pour faire en sorte que la pression sur le président Assad soit maintenue et s'accroisse. Et nous allons continuer à le faire", a dit M. Carney.

Au moins seize civils ont péri mercredi dans la répression dans la ville rebelle de Homs après le retrait de l'armée de Hama, le régime de Bachar al-Assad restant inflexible face aux protestations amplifiées et sanctions internationales.

Par ailleurs, l'armée syrienne s'est retirée mercredi de la ville de Hama après une opération sanglante de dix jours destinée à y mater la contestation.

Parallèlement à son retrait de Hama, l'armée a commencé à quitter la province d'Idleb, selon une source militaire. Mercredi matin, M. Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, avait pourtant fait état d'une opération militaire d'envergure lancée à Sirmine, dans cette province. Il a également fait état de tirs nourris à la mitrailleuse lourde et d'explosions à Deir Ezzor (nord-est), qui a connu ces dernières semaines des manifestations antirégime massives. Mardi, la répression avait fait 34 morts, dont la moitié à Deir Ezzor. Le militant a aussi affirmé que l'armée procédait à une importante campagne d'arrestations près de Damas. "Les coups de feu étaient entendus jusque dans les villes voisines".

Après avoir exprimé une impatience croissante face à la politique de la terre brûlée de M. Assad, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé que l'ambassadeur turc s'était rendu à Hama pour assister au retrait. M. Erdogan a ajouté "espérer que tout cela (serait) achevé d'ici 10-15 jours et que la Syrie ferait des pas en direction d'un processus de réformes".

Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU est prévue plus tard dans la journée à New York pour écouter un rapport sur l'évolution de la situation en Syrie élaboré par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, depuis la condamnation le 3 août par cette instance de la répression.

Les Etats-Unis ont quant à eux annoncé des discussions avec leurs partenaires pour "renforcer" les sanctions contre le régime du président Bachar al-Assad, qui a redit mardi sa détermination à mater la contestation populaire lancée il y a près de cinq mois.

 

Les Etats-Unis ont encore durci le ton mercredi contre le dirigeant syrien Bachar al-Assad, n'allant pas jusqu'à réclamer explicitement son départ mais promettant d'aider son peuple dans sa quête de "dignité et de liberté".
Washington a annoncé la mise en place de nouvelles sanctions visant la Commercial Bank of Syria, principale banque commerciale du pays, pour protester contre la répression visant l'opposition.
Selon le Trésor américain, il s'agit par là de "viser l'infrastructure financière qui apporte un soutien aux activités illégales du président Bachar al-Assad et de son régime".
Le durcissement constant du discours officiel américain contre Bachar al-Assad laisse penser que l'administration Obama va bientôt l'appeler formellement à quitter le pouvoir.
Mais la Maison Blanche s'en est tenue mercredi à sa...
commentaires (1)

le complot contre la Syrie s'éclaircie, mais si ce complot redonne la dignité au peuple syrien et libère par la même occasion la pression exercée par la Syrie sur le Liban depuis 40 ans assortie d’ assassinats de tout bord et des disparitions par millier, je suis pour le complot! Vue l’accélération de la situation et les prises de position du monde contre la Syrie (visites et rappel d’ambassadeurs se rajoutant aux sanctions contre la banque nationale) si notre gouvernement actuel continue à nager entre deux eaux et passer par le trou de la serrure, et n'a pas encore prit la décision de se ranger du côté des pays démocrates, et s'éloigné amicalement de notre frère perse, demain il sera trop tard, car il risque d’être associé au Clan Assad par la réputation sur tout se qui sera dévoilé sur les évènements de ces 4 derniers mois en Syrie, là ou l’histoire semble décidée à rattraper le régime comme elle l’a réalisé si bien en Egypte.

Michel Hitti

15 h 47, le 10 août 2011

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Commentaires (1)

  • le complot contre la Syrie s'éclaircie, mais si ce complot redonne la dignité au peuple syrien et libère par la même occasion la pression exercée par la Syrie sur le Liban depuis 40 ans assortie d’ assassinats de tout bord et des disparitions par millier, je suis pour le complot! Vue l’accélération de la situation et les prises de position du monde contre la Syrie (visites et rappel d’ambassadeurs se rajoutant aux sanctions contre la banque nationale) si notre gouvernement actuel continue à nager entre deux eaux et passer par le trou de la serrure, et n'a pas encore prit la décision de se ranger du côté des pays démocrates, et s'éloigné amicalement de notre frère perse, demain il sera trop tard, car il risque d’être associé au Clan Assad par la réputation sur tout se qui sera dévoilé sur les évènements de ces 4 derniers mois en Syrie, là ou l’histoire semble décidée à rattraper le régime comme elle l’a réalisé si bien en Egypte.

    Michel Hitti

    15 h 47, le 10 août 2011

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