« En nous basant sur les études précédentes, nous nous attendions à découvrir une association ou une corrélation, mais l’importance (de cette corrélation) est particulièrement inquiétante », a déclaré Susan Rees, chef de cette étude réalisée à l’École de psychiatrie de l’université de Nouvelle-Galles du Sud. Les troubles mentaux sont « non seulement plus nombreux mais aussi plus graves », a-t-elle ajouté.
Pour cette étude, publiée dans le Journal of the American Medical Association, les chercheurs ont analysé les résultats d’un questionnaire mené par le Bureau australien des statistiques en 2007 auprès de 4 451 femmes âgées de 16 à 85 ans.
L’équipe s’est attachée à quatre types de violences : la violence conjugale, le viol, d’autres types de violences sexuelles, le harcèlement. Elle a ensuite regardé les troubles mentaux, tels que l’anxiété grave, la dépression et la consommation de drogues.
« 69 % des femmes qui ont souffert de deux des formes de violences répertoriées connaissent des troubles mentaux au cours de leur vie, et ce taux grimpe à 89,4 % pour les femmes qui ont été exposées à trois de ces types de violences », a souligné Susan Rees.
Le taux des troubles mentaux est de 28 % chez les femmes qui n’ont pas connu ce type de violences, a ajouté la psychiatre, soulignant que le taux de tentatives de suicide est de 1,6 % chez les femmes qui n’ont pas subi de violences, 6 % pour celles exposées à un seul type de violence et 34 % pour celles exposées à trois ou quatre types de violences.
Cette recherche est la plus complète jamais effectuée à partir d’un échantillon national représentatif et vaut également pour d’autres pays, a estimé Mme Rees.
En Australie, 15 % des femmes disent avoir été victimes de violences sexuelles et 8 % de viols, des taux comparables avec ceux rapportés dans d’autres pays comparables avec l’Australie.
(Source : AFP)

