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À La Une - Angleterre

A Londres, la vague de violence semble prendre de l'ampleur

Parties de Tottenham, les violences atteignent d'autres quartiers.

 La route principale de Tottenham désertée par ses habitants. De nombreux bâtiments ont été ravagés par les incendies déclenchés par les émeutiers. Ki Price/

Londres, encore sous le choc des émeutes de samedi soir, a connu une deuxième nuit de violences dans plusieurs quartiers. Une centaine de personnes ont été arrêtées, alors que les enquêteurs tentaient lundi d'éclaircir les causes de ces troubles inédits depuis plusieurs années. A Walthamstow, Enfield, Islington (nord), Brixton (sud) et même à Oxford Circus, en plein cœur du Londres touristique, les mêmes scènes se sont reproduites, avec de "petites poches de violence et des pillages", d'après les autorités.
"Au moins" neuf membres des forces de l'ordre ont été blessés durant la nuit de dimanche à lundi et 35 au total au cours du week-end, selon la police qui s'est dite "choquée par cet incroyable niveau de violence à son encontre".
Jusqu'au petit matin lundi, des petits groupes de jeunes "mobiles", parfois masqués ou armés de barres, ont harcelé les forces de l'ordre, endommageant plusieurs de leurs véhicules, détruisant des devantures et pillant des magasins. "Des actes criminels inspirés" par ceux survenus la nuit précédente dans le quartier multiethnique et déshérité de Tottenham (nord), secoué par des violentes émeutes, ont estimé les services de sécurité.

"Il n'y a pas d'excuses (...) Ceux qui sont responsables de la violence et des pillages devront faire face aux conséquences de leurs actes", a prévenu la ministre de l'Intérieur Theresa May, qui a dû écourter ses vacances.
Le numéro deux du gouvernement Nick Clegg a condamné de son côté une "nouvelle vague de violence gratuite", n'ayant "absolument rien à voir avec la mort de Mark Duggan".

Les troubles ont éclaté dans la foulée d'une manifestation pour réclamer "justice" après la mort d'un père de famille de 29 ans, Mark Duggan, tué jeudi lors d'une opération des forces de l'ordre contre la criminalité au sein de la communauté noire. La police et une commission de contrôle indépendante ont ouvert une enquête pour tenter de déterminer les circonstances exactes de ce décès, alors que certaines informations de presse laissaient entendre que les forces de l'ordre avaient ouvert le feu sans avoir été attaquées. Des expertises balistiques et une autopsie sont en cours.

Si les photos de bâtiments en feu et de magasins vandalisés faisaient la une lundi de tous les journaux, la presse britannique se gardait de toute interprétation trop rapide. "La nuit de samedi était-elle une débauche de violence aveugle ou le cri de colère d'une frange marginalisée de la société ?", s'interrogeait ainsi la BBC, soulignant qu'une "analyse à chaud était un jeu dangereux". "Avons-nous assisté à la fin d'une conflagration purement locale ou juste au début d'un long été d'émeutes et de colère dans le nord et ailleurs dans la capitale ?", se demandait pour sa part le Guardian.

"C'est parti visiblement de ce qui s'était passé à Tottenham ... Mais ça ressemble fort à une excuse, ça n'a juste pas de sens", déplorait Williams Falade, 28 ans, responsable d'un club de gym à Brixton qui a dû garder portes closes lundi.
Instruite par les débordements de la veille et déployée en grand nombre, la police, critiquée pour sa lenteur de réaction à Tottenham, a procédé à plus d'une centaine de nouvelles arrestations, après les 61 interpellations de dimanche.

Cette nouvelle nuit d'incidents, à un an des Jeux Olympiques de Londres, n'a toutefois pas atteint le même niveau de tension qu'à Tottenham, un quartier déjà théâtre d'émeutes en 1985. Samedi soir, des habitations ont été entièrement brûlées, deux véhicules de police et un bus incendiés, 29 personnes blessées et des magasins et des distributeurs de billets pillés, faisant de cette nuit d'émeutes une des pires dans la capitale britannique depuis des années.
Londres, encore sous le choc des émeutes de samedi soir, a connu une deuxième nuit de violences dans plusieurs quartiers. Une centaine de personnes ont été arrêtées, alors que les enquêteurs tentaient lundi d'éclaircir les causes de ces troubles inédits depuis plusieurs années. A Walthamstow, Enfield, Islington (nord), Brixton (sud) et même à Oxford Circus, en plein cœur du Londres touristique, les mêmes scènes se sont reproduites, avec de "petites poches de violence et des pillages", d'après les autorités."Au moins" neuf membres des forces de l'ordre ont été blessés durant la nuit de dimanche à lundi et 35 au total au cours du week-end, selon la police qui s'est dite "choquée par cet incroyable niveau de violence à son encontre".Jusqu'au petit matin lundi, des petits groupes de jeunes "mobiles", parfois masqués...
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