Rechercher
Rechercher

Économie - États-Unis

Malgré la dégradation de la note, le fossé politique demeure à Washington

Républicains et démocrates campent inlassablement sur leurs positions, alors que Standard & Poor’s a notamment expliqué sa décision par le blocage politique ayant conduit le pays au bord d’un défaut de paiement.
La dégradation historique de la note jusqu’alors impeccable des États-Unis n’a pas eu pour effet de combler le fossé idéologique qui sépare démocrates et républicains sur la question du déficit.
Même si l’agence de notation Standard & Poor’s a expliqué avoir dégradé la note de dette des États-Unis en raison du blocage politique ayant conduit le pays au bord d’un défaut de paiement en début de semaine, les responsables politiques campent inlassablement sur leurs positions.
L’embarras provoqué par la dégradation de la note pourrait porter un coup supplémentaire au président démocrate Barack Obama et à ses adversaires républicains majoritaires à la Chambre des représentants. Chaque camp est déjà sorti affaibli des négociations sur le plafond de la dette.
Juste après l’adoption in extremis d’un compromis mardi, un sondage de l’institut américain Gallup a montré que la cote de popularité d’Obama avait chuté à 41 %.
Celle du Congrès était descendue encore plus bas : d’après un sondage CBS/New York Times le taux de désapprobation des élus parlementaires était de 82 %.
Selon ce même sondage, 72 % des Américains disaient être en désaccord avec la stratégie des républicains, qui ont réclamé des coupes budgétaires drastiques en échange de leur accord pour relever le plafond de la dette.
Barack Obama s’est fait très discret samedi sur la décision de S&P, mais le porte-parole de la Maison-Blanche a lancé un message d’unité à l’adresse des responsables politiques. « Le président pense qu’il est important que les élus s’unissent pour renforcer l’économie et rétablir la situation budgétaire », a déclaré Jay Carney.
Les réactions ayant suivi l’annonce de la dégradation de la note ont révélé le fossé idéologique qui divise la classe politique américaine, notamment sur la façon de venir à bout de la dette faramineuse de 14 300 milliards de dollars et du déficit annuel de 1 600 milliards.
Bien que l’impact de la perte du « triple A » des États-Unis sur le reste du monde reste encore difficile à déterminer avant l’ouverture des marchés asiatiques aujourd’hui, à Washington il a eu pour conséquence de mettre de l’huile sur le feu dans les discussions politiques.
S&P dit avoir pris sa décision après avoir compris que la fin des exemptions fiscales pour les plus riches, datant de l’ère George W. Bush, n’aurait pas lieu alors que cela aurait pu aider à réduire le déficit. « La majorité des républicains du Congrès continue de rejeter toute mesure qui augmenterait les recettes », a regretté l’agence. Malgré tout, les républicains restaient catégoriques samedi : ils n’accepteront aucune augmentation d’impôts.
« Les grands dépensiers de Washington vont certainement clamer qu’il faut augmenter les impôts pour résoudre le problème, mais des hausses d’impôts ne serviraient qu’à détruire des emplois et dégrader encore plus notre économie », a déclaré le sénateur républicain Jim DeMint, proche du mouvement ultraconservateur du Tea Party.
Un candidat à l’investiture républicaine de 2012, Tim Pawlenty, a quant à lui estimé « qu’il faut à présent dégrader Barack Obama de son rang de président des États-Unis ».
De son côté, le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a rétorqué que S&P avait explicitement défendu « le besoin d’une approche équilibrée de réduction des déficits qui combine des coupes budgétaires et des augmentations des recettes ».

(Source : AFP)
La dégradation historique de la note jusqu’alors impeccable des États-Unis n’a pas eu pour effet de combler le fossé idéologique qui sépare démocrates et républicains sur la question du déficit.Même si l’agence de notation Standard & Poor’s a expliqué avoir dégradé la note de dette des États-Unis en raison du blocage politique ayant conduit le pays au bord d’un défaut de paiement en début de semaine, les responsables politiques campent inlassablement sur leurs positions.L’embarras provoqué par la dégradation de la note pourrait porter un coup supplémentaire au président démocrate Barack Obama et à ses adversaires républicains majoritaires à la Chambre des représentants. Chaque camp est déjà sorti affaibli des négociations sur le plafond de la dette.Juste après l’adoption in extremis d’un...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut