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À La Une - Répression

La pression diplomatique s’accentue sur la Syrie

Mouallem annonce la tenue d’élections législatives avant la fin de l'année.

Des rassemblements ont eu lieu aujourd'hui à Damas, à Douma (près de Damas) et à Homs, en hommage aux martyrs tués hier par le régime, rapportent des militants. Cette photo, tirée d'une vidéo YouTube postée par des militants, montre un rassemblement à Douma.

La Syrie a annoncé samedi des élections législatives « libres et transparentes » avant la fin de l'année, alors que la pression internationale sur le régime ne fait qu’augmenter. « La Syrie tiendra des élections libres et transparentes qui donneront naissance à un Parlement représentant les aspirations du peuple syrien », a affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid el-Mouallem, cité par l'agence officielle Sana. « Pour le pouvoir syrien, la voie du règlement de la crise actuelle est celle du dialogue national », a-t-il affirmé, fustigeant la « position négative de l'opposition ».

Parallèlement, Washington, qui semble se rapprocher petit à petit d'un appel au départ du président Assad, a appelé aujourd’hui, samedi, tous les ressortissants américains à « quitter immédiatement » la Syrie en raison des violences.

Barack Obama, son homologue français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel se sont mis d'accord pour « envisager des mesures additionnelles pour faire pression sur le régime du président (syrien Bachar) el-Assad et soutenir le peuple syrien », avait, en outre, indiqué vendredi la Maison Blanche. Tous trois ont « salué » la déclaration du Conseil de sécurité de l'Onu adoptée mercredi, qui « condamne les violations généralisées des droits de l'homme et l'usage de la force contre les civils par les autorités syriennes », a ajouté la présidence américaine.

La pression s'accroît également du côté des pays arabes, les monarchies du Golfe appelant samedi à la fin de « l'effusion de sang » en Syrie et à l'introduction de réformes. Le gouvernement koweïtien avait appelé vendredi Damas à mettre fin à la répression meurtrière, appelant au dialogue et à de « véritables réformes ».

Parallèlement, dans plusieurs pays arabes, des militants ont exprimé leur soutien aux manifestants syriens. Au Koweït, des centaines de personnes ont manifesté vendredi soir en signe de solidarité avec le peuple syrien et appelé à l'expulsion de l'ambassadeur de Syrie et au rappel de celui du Koweït en poste à Damas. « La présence de l'ambassadeur syrien ici et celle de l'ambassadeur du Koweït à Damas constituent une offense flagrante au peuple koweïtien », a déclaré un député de l'opposition, Moussallam al-Barrak, devant la foule. En Tunisie, un collectif de soutien au peuple syrien a été créé vendredi, à l'initiative de plusieurs partis, ONG, et personnalités indépendantes, a annoncé son coordinateur Mokhtar Yahyaoui, ancien magistrat tunisien. « Nous proclamons notre soutien au combat du peuple syrien pour la liberté », a dit M. Yahyaoui, annonçant à la presse la création du collectif baptisé « coordination tunisienne pour le soutien au peuple syrien ». Ce collectif vise à appuyer le soulèvement en Syrie à travers l'organisation de manifestations populaires et en faisant pression sur les autorités syriennes pour la libération des détenus et l'arrêt du « carnage », ont indiqué les fondateurs dans une déclaration de principes. En Egypte, quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi devant l'ambassade de Syrie au Caire pour dénoncer la sanglante répression des manifestations, sous le slogan « Syrie libre, Bachar dehors ». Les Frères musulmans avaient appelé leurs partisans à faire de la journée de vendredi une journée de solidarité avec les peuples arabes, en particulier la Syrie. Au Liban aussi, des centaines de personnes ont manifesté à Tripoli hier, en soutien au peuple syrien.

Sur le terrain, plusieurs centaines de chars et de véhicules militaires de l'armée syrienne se sont déployés samedi, a déclaré Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). « Environ 250 chars et blindés se sont déployés » à Deir el-Zour (est) dans les quartiers Bour Saïd, Hariqa, près du siège de la sécurité politique et aux environs de l'aéroport, a-t-il indiqué à l'AFP. A Homs (centre) également, « il y a de nombreux blindés de l'armée et des véhicules des forces de sécurité dans le quartier de Bab al-Sibaa », selon l'OSDH. D’après la page Facebook Sham news network (SNN), les forces de sécurité ont aussi procédé à des arrestations massives à Qatana, près de Damas.

La veille, pour le premier vendredi de ramadan, des dizaines de milliers de Syriens ont manifesté, en particulier dans Damas et sa région, à Deir el-Zour, Idlib (nord-ouest), Deraa (sud) et Qamichli (nord-est), appelant la communauté internationale à les soutenir alors que la répression de la contestation par le régime a fait au moins 22 morts, selon Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne des droits de l'Homme. M. Rihaoui a également fait état de dizaines de blessés, dont plusieurs dans un état grave.

 

La Syrie a annoncé samedi des élections législatives « libres et transparentes » avant la fin de l'année, alors que la pression internationale sur le régime ne fait qu’augmenter. « La Syrie tiendra des élections libres et transparentes qui donneront naissance à un Parlement représentant les aspirations du peuple syrien », a affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid el-Mouallem, cité par l'agence officielle Sana. « Pour le pouvoir syrien, la voie du règlement de la crise actuelle est celle du dialogue national », a-t-il affirmé, fustigeant la « position négative de l'opposition ».
Parallèlement, Washington, qui semble se rapprocher petit à petit d'un appel au départ du président Assad, a appelé aujourd’hui, samedi, tous les ressortissants américains à « quitter immédiatement » la Syrie...
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