Sur cette photo, publiée sur le blog d'Ignace Leverrier, "Un oeil sur la Syrie", le mufti Ahmed Hassoun s'adressant aux "Dames de Maryam".
"Partageant l'aspiration à la stabilité, à la sécurité et à l’union de tous ceux qui aiment ce pays, nous, oulémas de Bilad al-Cham, dénonçons et rejetons le recours à la violence excessive à Hama et dans les autres gouvernorats de Syrie. Celle-ci a abouti à l’effusion du sang de centaines d’enfants du peuple syrien, une bien étrange manière de célébrer l’entrée dans le mois de Ramadan, mois d’égalité, de tolérance et de pardon.
Nous n’avons rien à voir avec ces actes et nous en imputons à la direction syrienne l’entière responsabilité. Nous voyons dans ces agissements criminels une incitation caractérisée au désordre dans l’ensemble de la patrie.
Nous réaffirmons la nécessité de mettre en œuvre les décrets, les lois et les décisions déjà publiés, en particulier, la libération sans retard de l’ensemble des détenus d’opinion".
Parmi les signataires de ce communiqué, reproduit sur le blog (hébergé par Le Monde) "Un oeil sur la Syrie" d'Ignace Leverrier, ancien diplomate, figure le cheikh Krayyem Rajeh, "grand spécialiste syrien des lectures du Coran", connu pour ses prises de positions fermes sur le recours à la violence au sein des mosquées en particulier. Selon Ignace Leverrier, figurent également des personnalités aussi en vue en Syrie que les frères Ousama et Sariya Al Rifa'i, Hicham Al Bourhani, Adnan Al Saqa, Jawdet Saïd, Ahmed Moazz Al Khatib, Mohammed Awad et Mohammed Rached.
Cependant, note l'ancien diplomate, un certain nombre de personnalités brillent par leur absence. C'est le cas de Dr Mohammed Saïd Ramadan al-Bouti, que la question d'un fidèle avait naguère contraint à interdire aux militaires de tirer sur les manifestants, même au péril de leur vie. C'est le cas également du Dr Mohammed Abdel-Sattar al-Sayyed, maintenu à son poste de ministre des Awqafs (Affaires religieuses) lors du renouvellement du gouvernement du 3 avril dernier, en raison "de sa totale allégeance aux autorités politiques et sécuritaires". C'est le cas, note enfin M. Leverrier, du "cheykh Ahmed Badreddin Hassoun, mufti général de la République, qui était sans doute trop occupé au moment de la rédaction de ce texte, par la réception à Damas d'une délégation de quelque 400 "dames de Maryam" libanaises, parmi lesquelles un certain nombre de partisanes du général chrétien Michel Aoun, venues en Syrie pour apporter leur précieux soutien au régime syrien "victime d'un complot"...".
Le pouvoir syrien n'a pas tardé à réagir en publiant une version falsifiée du communiqué sur les sites Internet locaux qu'il contrôle. Une version intitulée "Des oulémas syriens condamnent l’action des gangs armés et demandent de laisser l’opportunité à la mise en œuvre des réformes". Ces gangs seraient "à l'origine de la mort de membres des forces armées, d'éléments de la sécurité et de policiers", poursuit la version falsifiée du communiqué qui conclut ainsi : "Nous n’avons rien à voir avec ces meurtriers et nous imputons aux gangs armés l’entière responsabilité de l'effusion du sang… Nous réaffirmons la nécessité de donner à l’État l’occasion de mettre en application les décrets, les lois et les décisions déjà adoptées".
"Partageant l'aspiration à la stabilité, à la sécurité et à l’union de tous ceux qui aiment ce pays, nous, oulémas de Bilad al-Cham, dénonçons et rejetons le recours à la violence excessive à Hama et dans les autres gouvernorats de Syrie. Celle-ci a abouti à l’effusion du sang de centaines d’enfants du peuple syrien, une bien étrange manière de célébrer l’entrée dans le mois de Ramadan, mois d’égalité, de tolérance et de pardon.
Nous n’avons rien à voir avec ces actes et nous en imputons à la direction syrienne l’entière responsabilité. Nous...


Mr Abed, je me souviens de votre prophétie du déficit honteux que le Liban a hérité du gouvernement passé. Là n'est pas la question, mais si on doit s'amuser à comptabiliser les majorités et les minorités au M.O, je pense qu'on fera le bonheur des "nouveaux venus" qui voudraient mener la région dans ce cul de sac. Et pour vous plaire encore plus, moi en tant que natif chiite libanais, j'ai trouvé insensé l'invasion de l'Irak par un président ivrogne d'une toute puissance nucléaire, même si dans ce pays les chiites étaient plus de 60%. J'aurai toutefois souhaiter que Saddam s'en aille par un soulèvement populaire, chose que le peuple syrien tente de faire aujourd'hui, mais il semblerai comme le dit Christian qu'un complot étranger est venu se greffer là dessus.
05 h 50, le 07 août 2011