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À La Une - Crise

Bourses mondiales : la dégringolade continue

Les marchés attendent fébrilement la publication, prévue aujourd’hui, des chiffres de l’emploi aux Etats-unis.

Les Bourses européennes ont de nouveau plongé à l'ouverture vendredi, balayées par un vent de panique en raison des perspectives inquiétantes pour l'économie mondiale et des craintes de contagion de la crise de la dette en zone euro.

A l’ouverture, la Bourse de Paris a chuté de 3,07%, après déjà neuf séances de baisse d'affilée, dont une chute de 3,90% jeudi. L'indice Ibex-35 des valeurs vedettes de la Bourse de Madrid a aussi ouvert en forte baisse vendredi matin, après avoir déjà chuté de 3,89% la veille, l'Espagne comme l'Italie faisant face à un mouvement de défiance des investisseurs. La Bourse de Londres était en chute de plus 3% peu après son ouverture, après avoir déjà cédé 3,43% jeudi, dans un climat d'inquiétude proche de la panique sur l'ensemble des marchés. L'indice des trente valeurs vedettes Dax de la Bourse de Francfort a, aussi, ouvert en baisse de 1,18%, et dégringolé dans les minutes qui ont suivi, jusqu'à perdre 3,91% à 07H06 GMT. Jeudi, la chute avait été de 3,40 %.

Aux Etats-Unis, Wall Street avait déjà lourdement chuté jeudi. Le Dow Jones avait perdu 4,31% pour retrouver son niveau de décembre, et le Nasdaq 5,08%. Les Bourses des pays émergents d'Amérique latine ont également été touchées par cette vague de pessimisme inédite depuis la crise financière de l'automne 2008.

En Asie, la Bourse de Tokyo a fini en baisse de 3,72% vendredi pour retomber à son plus bas niveau depuis sa chute post-séisme en mars. Séoul a également fini en baisse de 3,70%. Peu après 06H00 GMT, Hong Kong perdait 4,81%, Shanghai 1,69% et Bombay 2,65%. La Bourse de Sydney a, pour sa part, terminé sur un plongeon de 4,00%, mais le ministre australien des Finances a tenté de rassurer. "Les Australiens ne doivent pas oublier que nos fondamentaux économiques sont parmi les plus solides du monde développé et que l'Australie a l'habitude de bien savoir s'en sortir en période d'incertitude économique mondiale", a souligné Wayne Swan. Peu après, la Banque centrale d'Australie a néanmoins ramené sa prévision de croissance du produit intérieur brut à 3,25% pour 2011, contre un peu plus de 4% lors de son précédent rapport trimestriel publié en mai.

Les marchés boursiers sont "dans un état de panique absolue" et "ils ne bénéficient de quasiment aucun soutien, même si les actions valent désormais très peu cher", souligne Cameron Peacock, analyste chez IG Markets.

Alors que les derniers indicateurs publiés aux Etats-Unis ont rappelé aux investisseurs l'apathie de la croissance des Etats-Unis, première économie mondiale, les marchés attendent fébrilement la publication des chiffres de l'emploi américain pour le mois de juillet, prévue ce vendredi. "Les marchés essaieront de voir si une lueur d'espoir peut sortir de ces chiffres, permettant de remonter la pente", indique M. Peacock.

 

Les Bourses européennes ont de nouveau plongé à l'ouverture vendredi, balayées par un vent de panique en raison des perspectives inquiétantes pour l'économie mondiale et des craintes de contagion de la crise de la dette en zone euro.
A l’ouverture, la Bourse de Paris a chuté de 3,07%, après déjà neuf séances de baisse d'affilée, dont une chute de 3,90% jeudi. L'indice Ibex-35 des valeurs vedettes de la Bourse de Madrid a aussi ouvert en forte baisse vendredi matin, après avoir déjà chuté de 3,89% la veille, l'Espagne comme l'Italie faisant face à un mouvement de défiance des investisseurs. La Bourse de Londres était en chute de plus 3% peu après son ouverture, après avoir déjà cédé 3,43% jeudi, dans un climat d'inquiétude proche de la panique sur l'ensemble des marchés. L'indice des trente valeurs vedettes...
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