Un char de l'armée syrienne à Hama aujourd'hui, mercredi, d'après une vidéo postée sur YouTube par des militants.
La ville de Hama, foyer de la contestation en Syrie du régime du président Bachar al Assad, a été une nouvelle fois bombardée mercredi par des chars de l'armée qui y occupent désormais la place Orontes, rapportent des habitants. "Toutes les communications ont été coupées. Le régime profite de l'intérêt des médias pour le procès (du président égyptien) Hosni Moubarak pour terminer le travail à Hama", a dit à Reuters un habitant, joint par téléphone satellite.
Les bombardements se sont concentrés sur le quartier Al Hader, qui avait fait l'objet en 1982 d'un massacre lors de la répression d'un soulèvement islamiste sur ordre du père de l'actuel chef de l'Etat, Hafez al Assad. Au total depuis dimanche, 90 personnes ont été tuées à Hama par les forces de sécurité.
La chaîne satellitaire Al-Arabya a également rapporté qu’un incendie a eu lieu dans la prison de Hama, et que les forces de sécurité y ont abattu des prisonniers.
Des sources militantes ont également fait état de raids menés par les forces de sécurité à Homs, et Zabadani et Deir ez-Zor. « une centaine de chars et de transports de troupes sont déployés sur l’autoroute menant à hama et quelque 200 chars autour de Deir ez-Zour », a indiqué Rami Abdel Rahman, de l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme, basé à Londres. Il a précisé que deux personnes ont été tuées à Reqqa (ouest) et une troisième à Jableh, mardi soir.
Mardi, le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu de nouvelles discussions sur la Syrie, mais sans toutefois parvenir à l’adoption d’une résolution condamnant la répression en raison des divisions persistantes entre membres du Conseil. Les puissances européennes ont distribué un nouveau projet de résolution sur la Syrie, mais des diplomates indiens et russes ont indiqué qu’il n’était guère différent d’un texte précédent rejeté il y a deux mois. La Russie et la Chine, deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ont menacé de bloquer le passage d’une résolution, tandis que le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Liban ont fait savoir qu’ils étaient contre une résolution ou une déclaration. Une réunion de consultations d’urgence sur la répression syrienne contre l’opposition s’était déjà tenue la veille, sans déboucher sur aucun résultat concret.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, évoquant les violences du week-end, est monté aux créneaux estimant que le président Bachar el-Assad avait « perdu toute humanité ». Dans le même temps, des opposants syriens ont rencontré pour la première fois mardi la secrétaire d’État Hillary Clinton à Washington. Radwan Ziadeh, fondateur du Centre de Damas d’étude des droits de l’homme, a indiqué que lui-même et d’autres opposants avaient expliqué à Mme Clinton qu’ils souhaitaient que Barack Obama « demande au président Bachar el-Assad de se retirer immédiatement ». Parmi les autres demandes, M. Ziadeh a ajouté : « Nous avons également besoin que les États-Unis obtiennent du Conseil de sécurité de l’ONU de nouvelles sanctions et que les crimes contre l’humanité commis en Syrie soient jugés par un tribunal pénal international. »
La ville de Hama, foyer de la contestation en Syrie du régime du président Bachar al Assad, a été une nouvelle fois bombardée mercredi par des chars de l'armée qui y occupent désormais la place Orontes, rapportent des habitants. "Toutes les communications ont été coupées. Le régime profite de l'intérêt des médias pour le procès (du président égyptien) Hosni Moubarak pour terminer le travail à Hama", a dit à Reuters un habitant, joint par téléphone satellite.
Les bombardements se sont concentrés sur le quartier Al Hader, qui avait fait l'objet en 1982 d'un massacre lors de la répression d'un soulèvement islamiste sur ordre du père de l'actuel chef de l'Etat, Hafez al Assad. Au total depuis dimanche, 90 personnes ont été tuées à Hama par les forces de sécurité.
La chaîne satellitaire Al-Arabya a...


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