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Sport - Qualification Coupe Du Monde

Mondial 2014 : l’Espagne et la France déçues par le tirage

S’il est évident que la France a tiré le pire adversaire possible du chapeau 1, l’Espagne, les champions du monde et d’Europe ont eux aussi accueilli ce tirage au sort avec beaucoup de déception. « Le pire adversaire possible », voilà comment les Bleus sont perçus à Madrid.

Le tirage au sort des éliminatoires du Mondial 2014 à la Marina da Gloria à Rio va longtemps hanter non seulement les supporteurs des Bleus, mais aussi ceux de la Rioja qui craignent tout autant que les Français le choc du groupe1. Antonio Scorza/AFP

Si elle avait pu signer un papier avant le tirage au sort des qualifications pour la Coupe du monde 2014, la France aurait demandé avec la plus ferme insistance de ne pas affronter l’Espagne. Perdu. C’est bien la nation la plus dangereuse du chapeau 1 que les Bleus ont piochée par l’intermédiaire de Ronaldo et Ganso, samedi à Rio. Mais en écoutant l’écho du Monde, hier, la FFF a reçu un peu de baume au cœur en relevant que personne, pas plus l’Espagne que les autres, ne souhaitait croiser la route des Bleus sur le chemin du Brésil. Comme si la France apparaissait plus forte hors de ses frontières.
Cette sensation, chacun a pu en avoir un avant-goût dès samedi soir en consultant les médias... anglais. Au fur et à mesure que les boules défilaient, la France s’était retrouvée face à une alternative inconfortable puisque l’Angleterre ou l’Espagne lui étaient promises en toute fin de tirage. On connaît la suite, qui a poussé les principaux titres de sports britanniques à titrer : « L’Angleterre évite la France. » Dix mois après la victoire à Wembley, le Montenegro, l’Ukraine et la Pologne avaient, il est vrai, un air plus accueillant. Cette francophobie, on pouvait aussi la lire dimanche dans les médias espagnols. « C’était le pire adversaire possible, et le sort l’a attribué à l’Espagne », attaquait dans son article Miguel Angel Lara, le reporter de Marca à Rio. « Ronaldo et Ganso n’ont pas été très tendres avec l’Espagne », débutait Quique Rubi dans AS.

Francophobie
En Espagne, les traces des deux derniers matches entre les deux équipes, notamment la leçon administrée au Stade de France il y a dix-huit mois, pèsent moins dans les esprits que des souvenirs beaucoup plus anciens. « Plusieurs raisons expliquent que la France soit le pire adversaire possible pour l’Espagne, décrypte José Marco David, d’Eurosport Espagne. La première est que la France n’a jamais perdu en match officiel contre l’Espagne. C’est peut-être le moment ou jamais d’inverser la tendance, car l’équipe de Del Bosque joue en ce moment son meilleur football. Mais les souvenirs du passé seront présents autour de ce match », conclut-il pour faire comprendre combien les défaites de 1984, 1991, mais surtout 2000 et 2006 ont installé un petit complexe au-delà des Pyrénées.
El Mundo nous donne une clef pour saisir l’appréhension qu’inspirent les Bleus aux champions du monde et d’Europe. « Benzema, celui-là même qui brille depuis une saison (au Real Madrid), sera l’un des principaux ennemis de la sélection espagnole à partir de l’été 2012. » Le Français faisait la une des quotidiens sportifs espagnols, hier, pour son but et sa passe décisive contre Leicester (2-1), la veille. « Ce sera plus dur de battre la France dans deux ans, insiste-t-on au bureau madrilène d’Eurosport. Gourcuff, Nasri, Benzema et Ribéry seront des leaders matures, les problèmes de 2010 auront été évacués. » Cette proposition-là, Laurent Blanc la signerait aussi des deux mains...

      (Source : agences)
Si elle avait pu signer un papier avant le tirage au sort des qualifications pour la Coupe du monde 2014, la France aurait demandé avec la plus ferme insistance de ne pas affronter l’Espagne. Perdu. C’est bien la nation la plus dangereuse du chapeau 1 que les Bleus ont piochée par l’intermédiaire de Ronaldo et Ganso, samedi à Rio. Mais en écoutant l’écho du Monde, hier, la FFF a reçu un peu de baume au cœur en relevant que personne, pas plus l’Espagne que les autres, ne souhaitait croiser la route des Bleus sur le chemin du Brésil. Comme si la France apparaissait plus forte hors de ses frontières.Cette sensation, chacun a pu en avoir un avant-goût dès samedi soir en consultant les médias... anglais. Au fur et à mesure que les boules défilaient, la France s’était retrouvée face à une alternative inconfortable...
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