Redonner une présence à ces disparus est la mission que s’est donnée l’ONG Avaaz, qui, en mai dernier, a lancé une campagne de recherche et d’information. Trois mois plus tard, Avaaz, qui a travaillé avec des associations syriennes telles Sawasiah et l’Organisation arabe des droits de l’homme, a pu former un dossier sur chacun des 2918 disparus syriens. Un dossier comprenant le nom du disparu, et dans la mesure du possible, son âge, son emploi, son lieu de résidence, une photo… Des informations collectées notamment auprès des familles des disparus, qui ont décidé qu’il ne fallait pas taire l’affaire.
« Le fils de Muntaha, âgé de seize ans, a été enlevé lors d'une manifestation pacifique pour la démocratie par les forces de sécurité syriennes. Sa mère a passé les huit dernières semaines à sillonner le pays pour retrouver son fils, bravant les menaces du régime syrien de faire "disparaître" son autre fils si elle poursuivait ses recherches. Notre action d'urgence aujourd'hui peut aider son fils et les milliers d'autres Syriens disparus », peut-on lire sur le site d’Avaaz, qui appelle à l’aide l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud, des pays qui « entretiennent des relations étroites avec la Syrie et pourraient obtenir l'envoi d'une délégation internationale pour les droits humains afin de rechercher les disparus et permettre aux familles de retrouver leurs proches ».
Avaaz assure également qu’elle va « continuer à ajouter et retirer des noms de la liste, afin de maintenir un rapport précis et crédible de cette terrible violation des droits de l’homme ».
Parallèlement, l’ONG Insan, en collaboration avec d’autres associations, a envoyé un rapport à la Cour Pénale Internationale (CPI) sur ces disparitions forcées en Syrie.
Redonner une présence à ces disparus est la mission que s’est donnée l’ONG Avaaz, qui, en mai dernier, a lancé une campagne de recherche et d’information. Trois mois plus tard, Avaaz, qui a travaillé avec des associations syriennes telles Sawasiah et l’Organisation arabe des...

