Un opposant au président Ali Abdallah Saleh prend part aux combats à Taëz, dans le sud du pays. STR/
Parallèlement à Taëz, au sud-ouest de Sanaa, une trêve précaire entre des combattants tribaux et les forces de l'ordre a volé en éclats avec la reprise des escarmouches entre les deux parties, ont raconté des témoins. Un policier a été tué et un autre blessé à un barrage rue Jamel Abel Nasser dans le centre-ville, ont dit ces témoins. Taëz est l'un des foyers actifs du mouvement de contestation de M. Saleh qui est toujours hospitalisé en Arabie saoudite après avoir été blessé dans un attentat à Sanaa, le 3 juin dernier.
Par ailleurs, les trois humanitaires français, deux femmes et un homme, disparus fin mai au Yémen, sont aux mains d'éléments d'Al-Qaïda qui demandent une rançon de 12 millions de dollars pour les libérer, ont affirmé mercredi des sources tribales de la province désertique du Hadramout qui affirment être en contact avec les ravisseurs.
A Paris, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, interrogé lors d'un point-presse, n'a pas confirmé ces informations. Les autorités yéménites avaient affirmé fin juin que les trois humanitaires français avaient été « localisés » et étaient « en vie », sans identifier leurs ravisseurs.
Les trois humanitaires, employés de l'ONG française Triangle génération humanitaire, ont disparu le 28 mai à Seyoun (600 km à l'est de Sanaa), chef-lieu administratif de l'immense province du Hadramout. Après la disparition, l'ONG française avait suspendu ses programmes au Yémen, puis avait rapatrié ses sept expatriés restés dans ce pays, en proie à une vague de violences en raison de la répression du mouvement de contestation du régime et d'un regain d'activités d'Al-Qaïda dans le Sud.
Parallèlement à Taëz, au sud-ouest de Sanaa, une trêve...


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