Benjamin Netanyahuson refuse un Etat palestinien dans les frontières de 1967, les qualifiant d’"indéfendables". Ronen Zvulun/
En mai dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu exprimait son refus d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967, les qualifiant d’"indéfendables". Des propos en réaction au discours de Barack Obama sur le monde arabe et le processus de paix israélo-arabe, au cours duquel le président américain avait déclaré que "tout accord créant un Etat de Palestine devrait s'appuyer sur les frontières de 1967", n’excluant pas un échange de territoires par la suite.
Dans un article daté de mardi, le quotidien israélien Haaretz rapporte que l'analyse de M. Netanyahu est rejetée par d’anciens responsables militaires, dont certains ont servi durant la guerre des Six jours, et d’anciens diplomates qui ont déclaré à Washington, après une rencontre avec des responsables de la Maison Blanche, qu’à leur avis, ces frontières "sont défendables".
Un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967 nécessiterait un retrait israélien de toute la Cisjordanie. Une condition qui ne pose pas de problème au groupe de responsables israéliens en visite à Washington, ces derniers expliquant que ce n’est pas "la profondeur stratégique de la vallée du Jourdain" qui va protéger Israël, rapporte le Haaretz.
L'argument de la défense des frontières de 1967 "est entré dans le vocabulaire israélien comme un axiome. Alors que c'est erroné. Les frontières de 1967 sont défendables, nous devons juste définir contre quoi. Il est vrai qu'elles ne sont pas défendables contre les roquettes iraniennes, mais tout le territoire irsaélien n'est pas défendables contre ces roquettes. Elles sont indéfendables face au terrorisme et aux roquettes du Hezbollah", a déclaré le général Natan Charoni qui fait partie du groupe comprenant plusieurs grands généraux à la retraite
Ce qui a traditionnellement constitué le « front est » contre Israël n’existe plus, a-t-il ajouté : "L’Irak n’a plus la capacité d’envoyer des régiments terrestres contre nous, nous avons la paix avec la Jordanie, et la Syrie ne s'engagerait pas seule dans une guerre contre Israël. Je suis certain que le Premier ministre le sait, mais il ne veut probablement pas utiliser ces informations".
En réponse à une question du Haaretz sur une éventuelle menace qui émergerait sur le front est dans dix ans, le général Charoni a répondu : "Avons-nous vraiment besoin de contrôler la vallée du Jourdain pour faire face à une telle menace? Il nous faut 36 heures pour déplacer une ou deux divisions de l'armée israélienne et prendre le contrôle de la vallée. (...) Si c'est une zone démilitarisée, si quelque chose arrive, nous avons assez de temps pour y arriver". "L’armée peut protéger les frontières, il faut uniquement développer la bonne stratégie pour le faire", a poursuivi le général israélien, qui a ajouté qu'en outre, "les Palestiniens ont besoin de la vallée du Jourdain pour construire un Etat viable, surtout s’ils veulent absorber des réfugiés". "J'aimerais tout avoir pour l'Etat d'Israël. Mais nous devons comprendre la différence entre des frontières défendables et des frontières viables, a déclaré, pour sa part, le général Shlomo Gazit. Si l'Etat palestinien n'est pas viable, nous nous tirons une balle dans le pied".
"Nous sommes là car nous avons le sentiment de manquer de temps", a encore déclaré le général Charoni. "Nous avons peur que l’Etat juif ne reste ni juif ni démocratique. Dans 30 ans, les juifs ne constitueront que le tiers de la population du Jourdain à la Méditerranée. Et la culture qui se développe actuellement en Israël suggère que le tiers contrôlera les deux tiers", a-il poursuivi. "La dynamique est telle que nous devons agir rapidement pour ne pas se retrouver face à des actions que ne peuvent plus être corrigées", a-t-il encore affirmé et d’ajouter : "ce qui nous effraie, est le fait que nos dirigeants actuels n'ont ni le courage, ni le pragmatisme nécessaires pour gérer les défis".
Dans un article daté de mardi, le quotidien israélien Haaretz rapporte que l'analyse de M. Netanyahu est rejetée par d’anciens responsables militaires, dont certains ont servi durant la guerre des Six jours, et d’anciens diplomates qui ont déclaré à Washington, après une rencontre avec des responsables de la Maison Blanche, qu’à leur...


Voilà enfin un général israélien intelligent ,qui n'a pas peur des vérités et qui enfonce le clou ! mais cela suffit il à faire la paix et reconnaitre un état Palestinien ? Tant que ces 2 fous que sont Netanyahu et Lieberman sont au pouvoir il faut craindre le pire ! et la partie du peuple israélien qui souhaite enfin permettre à ce peuple errant qu'est le Palestiniend'avoir son état ,n'a pas encore le nombre suffisant de voix pouvant trouver une issue .Sans oublier cette armée qui continue de nous narguer chez nous et ce bruit de bottes plus que désagréable qui souhaite nous rappeler leur existence.... Ali Badredinne
11 h 20, le 27 juillet 2011