Manifestation nocturne à Abou Kamal contre le régime. Image tirée d'une vidéo, Youtube postée par des militants.
"La Syrie est devenue une immense prison". Tel est le constat dressé par Ammar Qurabi, président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme, dans un communiqué reçu par l'AFP. Un communiqué dans lequel sont cités les noms d'environ 250 personnes arrêtées récemment par les forces de sécurité. Et la liste, selon l'organisation, n'est pas exhaustive...
"Les autorités syriennes continuent les arrestations arbitraires de militant politiques, d'universitaire et de civils (...). Et les civils syriens continuent de disparaître par centaines", ajoute le communiqué. Parmi les personnes arrêtées figurent trois avocats qui avaient participé à un sit-in dans les locaux du barreau d'Alep (nord), et qui ont été "frappés avec des câbles électriques et des chaises", selon le communiqué. Le texte signale aussi une descente des forces de sécurité dimanche à l'aube à Tal Rafaat, dans la région d'Alep, où environ 25 personnes ont été arrêtées: "Des personnes ont été prises en otage pour obliger des membres de leur famille, recherchés par les autorités, à se rendre", selon le communiqué.
Les forces de sécurité syriennes ont également tué trois personnes à Homs (centre) et à Idleb (nord-ouest), a affirmé Rami Abdel Rahman, le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé à Londres. Les trois victimes ont été tuées à des postes de contrôle. Un homme a été tué alors qu'il se rendait à son travail à Homs, l'un des bastions de la contestation, où l'armée mène depuis une semaine de violentes opérations de répression, et un autre homme a été tué par balle lundi soir quand les forces de sécurité ont ouvert le feu à un poste de contrôle de Talbissah, près de Homs, a-t-il précisé. Et une femme a été tuée alors qu'elle circulait à mobylette avec son mari et un enfant. Elle a été abattue juste après avoir passé un poste de contrôle à Idleb, a-t-il ajouté. Aujourd'hui mardi, des "tirs nourris" résonnaient encore à Homs, selon l'OSDH.
Au lendemain de l’adoption d’une loi sur le multipartisme en Syrie, le régime poursuit donc la répression à travers le pays. Ceci n’a pas empêché les habitants de Talbisa, près de Homs, d’organiser une grève générale aujourd’hui, d’après la page Facebook Sham news network (SNN). Et les médecins de l’hôpital Al-Razi, à Alep, n’ont pas eu peur de manifester contre l’arrestation de leurs collègues, d’après la même source. Des marches hostiles au pouvoir ont également eu lieu dans la nuit de lundi à mardi dans plusieurs villes du pays. Lundi, les contestataires avaient annoncé une intensification de leur mouvement de protestation au cours du ramadan qui commence le 1er août, pour tirer parti des rassemblements plus importants dans les mosquées pendant le mois de jeûne. "Chaque journée du ramadan sera comme un vendredi (jour des grandes prières hebdomadaires). Ce sera comme trente vendredis l’un après l’autre", a déclaré Mohammad, un étudiant de 26 ans.
Le multipartisme est une revendication essentielle de l’opposition en Syrie, où le parti Baas tient les rênes du pouvoir depuis 1963. D’autres formations politiques pourront désormais exister à ses côtés, à condition de respecter la déclaration universelle des droits de l’homme, de ne pas reposer sur des bases religieuses ou tribales et de ne pas être issues d’une organisation ou d’un parti non syrien, selon SANA. De même, "les organes du parti ne doivent comporter aucune formation militaire ou paramilitaire, publique ou secrète" et leurs principes, objectifs et sources de financement doivent être clairement établis, explique l’agence. Mais pour Yasser Saadeddine, figure de l’opposition syrienne en exil dans un pays du Golfe, cette nouvelle loi "a été conçue pour montrer sur le papier que le régime tolère les opinions dissidentes tout en poursuivant les meurtres et la répression".
"Les autorités syriennes continuent les arrestations arbitraires de militant politiques, d'universitaire et de civils (...). Et les civils syriens continuent de disparaître par centaines", ajoute le communiqué. Parmi les personnes arrêtées figurent trois avocats qui avaient participé à un sit-in dans les locaux du barreau d'Alep (nord), et qui ont été "frappés avec des câbles électriques et des chaises", selon le communiqué. Le texte signale aussi une descente...


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Ca dit bcp a propos de tout ces pro-Assad ici au Liban. On sait tres bien quel genre de personnes vs etes.
13 h 56, le 26 juillet 2011