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Santé - Infections

La leishmaniose, une maladie sournoise, difficile à dépister

La leishmaniose, une maladie diagnostiquée il y a plusieurs siècles dans les pays de la Méditerranée, affecte plus de 12 millions de personnes. Transmise par un insecte, elle est contagieuse et difficile à diagnostiquer, d’autant que les symptômes peuvent être semblables à plusieurs autres maladies, dont diverses formes de lymphomes.

Le Dr Robert Sebbag : « À l’heure actuelle, il n’existe pas de vaccins ni de médicaments prophylactiques pour vaincre la maladie. »

Avec quelque 12 millions de personnes infectées dans le monde, près de deux millions de nouveaux cas par an et plus de 70 000 décès annuellement, la leishmaniose constitue certainement un problème de santé majeur. Cette maladie infectieuse parasitaire, transmise par la piqûre de la femelle du phlébotome, un insecte des régions méditerranéennes et tropicales, est endémique dans 88 pays répartis sur les continents africain, asiatique, américain et européen.
La leishmaniose se présente sous six formes différentes, celles les plus fréquentes étant la leishmaniose viscérale qui atteint les organes et qui reste la forme la plus fréquente (25 % des nouveaux cas) et la leishmaniose cutanée (74 % des nouveaux cas) et qui cause des ulcères sur le visage, les bras et les jambes. Près de 90 % des cas de leishmaniose cutanée sont constatés en Afghanistan, Algérie, Arabie saoudite, Brésil, Iran, Pérou, Soudan et en Syrie, où elle est hyperendémique, avec un cas dans chaque famille.
Une troisième forme, la leishmaniose muco-cutanée, survient dans plus de 1 % des nouveaux cas. Elle envahit les muqueuses des voies respiratoires supérieures causant de graves mutilations en détruisant les tissus du nez, de la bouche et de la gorge.
Une conférence sur la leishmaniose a été organisée récemment par les laboratoires Sanofi, en collaboration avec la Société libanaise des maladies infectieuses, présidée par le Dr Rima Moughnieh.
« À l’heure actuelle, il n’existe pas de vaccins ni de médicaments prophylactiques pour vaincre la maladie, explique le Dr Robert Sebbag, vice-président du programme accès au médicament à Sanofi. Toutefois, les spécialistes disposent de plusieurs médicaments pour la traiter. »
Prévenir la leishmaniose consiste à utiliser des moustiquaires imprégnées, des insecticides comme le DDT ou encore s’enduire de crème parfumée, explique pour sa part le Dr Nuha Nuwayri Salti, spécialiste en immunologie et ancienne présidente de l’équipe de recherche sur la leishmaniose au Liban, un projet qui était soutenu par l’Institut national américain pour la santé (NIH) et avait bénéficié d’une aide canadienne et de la Communauté européenne.
« La leishmaniose est une maladie diagnostiquée il y a plusieurs siècles dans les pays de la Méditerranée et à l’est de cette mer, notamment en Irak, en Iran, au Pakistan, en Afghanistan, jusqu’en Chine, poursuit le Dr Nuwayri Salti. On retrouve les traces de cette maladie sur les dessins et les statues hittites qui présentent une cicatrice au visage. On croyait que c’était une marque de beauté mais en fait, il s’agit de la lésion de la leishmaniose. »
La maladie est contagieuse, sournoise et difficilement dépistable, ajoute le Dr Nuwayri Salti. « Les médecins ne pensent à la diagnostiquer qu’après avoir passé en revue une série d’autres maladies, dont diverses formes de lymphomes », précise-t-elle, notant que la leishmaniose se traduit par une fièvre, des problèmes divers comme des abcès sur la peau fréquents et profonds, des rhumes fréquents, des problèmes de santé parfois généraux et non spécifiques (maux de tête ou intestinaux, des grippes, etc.) « Il s’agit en fait de maladies qui guérissent mais qui deviennent récurrentes malgré la prise de médicaments antibactériens et antiviraux. »

Le cas du Liban
Au Liban, la maladie touche surtout les enfants. « Si un enfant ne grandit pas, ne grossit pas, s’il est tout le temps fatigué, il faut consulter un médecin », insiste le Dr Nuwayri Salti, soulignant qu’une « étude effectuée en 1999 dans le pays a montré que la leishmaniose dans sa forme classique est plutôt rare ». « L’étude a de même montré que pour chaque cas exprimé, il existait huit à douze cas non exprimés de personnes porteuses du parasite. »
Par ailleurs, le Dr Sebbag a souligné que « dans le cadre de son programme accès aux médicaments, Sanofi met en œuvre et coordonne toute action pour venir en aide aux patients dans la lutte contre certaines maladies qui représentent un réel problème de santé publique ».

Avec quelque 12 millions de personnes infectées dans le monde, près de deux millions de nouveaux cas par an et plus de 70 000 décès annuellement, la leishmaniose constitue certainement un problème de santé majeur. Cette maladie infectieuse parasitaire, transmise par la piqûre de la femelle du phlébotome, un insecte des régions méditerranéennes et tropicales, est endémique dans 88...

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Bonjour, Je suis Pauline Thureau, présidente de l'association "KALA AZAR" que je viens juste de fonder. Dont voici l'adresse du site internet en début lui aussi: http://associationkalaazar.e-monsite.com/ J'ai moi même incubé 4 ans (d'après les médecins qui m'ont soignés à l'hopital joseph ducoing à toulouse en 2001) la leishmaniose viscérale. Bien évidemment ma vie à énormément été perturbée depuis. Je n'ai pas encore rencontré de personnes étant atteintes de cette maladie ou en ayant été soignée. C'est récemment suite à une publicité vu à la télévision pour un traitement pour les chiens (qui ne parlait que des chiens..) que j'ai décider de monter l'association "KALA AZAR". Je recherche des contacts, des conseils pour l'asso, des rencontres qui comprennent ce dont il s'agit, promouvoir l'association qui se veut venir en aide à ceux qui n'ont pas la chance d'acceder facilement aux soins. C'est pourquoi je réponds à cet article. Dans l'attente de prises de contact positive je vous remercie Pauline Thureau Association KALA AZAR [email protected] 06.759.066.41

THUREAU Pauline

07 h 50, le 28 juillet 2011

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Commentaires (1)

  • Bonjour, Je suis Pauline Thureau, présidente de l'association "KALA AZAR" que je viens juste de fonder. Dont voici l'adresse du site internet en début lui aussi: http://associationkalaazar.e-monsite.com/ J'ai moi même incubé 4 ans (d'après les médecins qui m'ont soignés à l'hopital joseph ducoing à toulouse en 2001) la leishmaniose viscérale. Bien évidemment ma vie à énormément été perturbée depuis. Je n'ai pas encore rencontré de personnes étant atteintes de cette maladie ou en ayant été soignée. C'est récemment suite à une publicité vu à la télévision pour un traitement pour les chiens (qui ne parlait que des chiens..) que j'ai décider de monter l'association "KALA AZAR". Je recherche des contacts, des conseils pour l'asso, des rencontres qui comprennent ce dont il s'agit, promouvoir l'association qui se veut venir en aide à ceux qui n'ont pas la chance d'acceder facilement aux soins. C'est pourquoi je réponds à cet article. Dans l'attente de prises de contact positive je vous remercie Pauline Thureau Association KALA AZAR [email protected] 06.759.066.41

    THUREAU Pauline

    07 h 50, le 28 juillet 2011

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