Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Égypte

Le gouvernement remanié sera investi aujourd’hui

Le gouvernement égyptien remanié, dont la formation a été retardée ces derniers jours en raison de tensions politiques et de problèmes de santé du Premier ministre, sera investi aujourd’hui, selon une source militaire citée hier par l’agence officielle MENA. « Les nouveaux membres du gouvernement du Premier ministre Essam Charaf prêteront serment jeudi » en milieu de journée, a déclaré cette source militaire non identifiée. L’investiture se fera devant le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), l’instance qui assure la direction du pays depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février. Ce gouvernement profondément remanié – plus de la moitié des portefeuilles pourraient changer de titulaire – vise à répondre aux critiques sur la lenteur des réformes. La source citée par la MENA n’a toutefois pas donné de précisions quant aux changements qui auront lieu et aux derniers arbitrages.
La formation du gouvernement, discutée depuis plus d’une semaine, était attendue lundi. Deux changements importants ont d’ores et déjà été annoncés au cours des derniers jours. Le ministre des Affaires étrangères Mohammad el-Orabi doit être remplacé par un autre diplomate de carrière, Mohammad Kamel Amr. Idem pour le ministre des Finances, Samir Radwane, qui doit céder sa place à un nouveau Premier ministre adjoint, l’économiste Hazem Beblawi, qui cumulera les fonctions. Le médiatique secrétaire d’État aux Antiquités Zahi Hawass, mis en cause pour ses liens avec le régime Moubarak, était donné partant, mais le choix d’un successeur a posé des difficultés ces derniers jours, une personnalité pressentie ayant décliné l’offre.
Ce remaniement se fait sous la pression de manifestants qui campent depuis une douzaine de jours place Tahrir au Caire pour réclamer le départ de personnalités jugées proches de l’ancien pouvoir, et pour réclamer davantage de réformes. Les critiques ont notamment porté sur un possible maintien du ministre de la Justice, Abdel-Aziz al-Guindi, auquel les protestataires reprochent de manquer de fermeté pour faire juger les responsables de l’ancien régime. Ce mécontentement vise aussi l’armée, accusée de vouloir continuer à avoir la haute main sur le pouvoir et de perpétuer les méthodes répressives héritées du régime précédent.
En outre, les élections législatives s’étaleront sur un mois et se dérouleront en trois phases, a dit hier un membre du CSFA, le but étant de favoriser le travail des observateurs électoraux. Les élections seront organisées séparément dans trois grandes régions, a précisé le général Mahmoud Chahine. Les dates du vote pour chaque région seront annoncées le 18 septembre par décret militaire, a-t-il ajouté. Les électeurs voteront en même temps pour les deux Chambres du Parlement et il y aura 120 circonscriptions. « Le rôle de l’armée durant les élections sera uniquement d’assurer la sécurité. Seule la justice jouera le rôle d’observateur », a conclu M. Chahine.
Selon une consultation réalisée sur Facebook par l’armée, l’ancien haut responsable international Mohammad el-Baradei arriverait en tête d’une élection présidentielle, ont rapporté hier les médias égyptiens. L’étude, originale mais controversée, a été lancée le mois dernier sur le réseau social, demandant aux internautes de donner leur favori pour la présidence parmi une liste de personnalités. L’ancien patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et Prix Nobel de la paix remporte 25 % des « votes » des quelque 267 000 participants.
(Source : agences)
Le gouvernement égyptien remanié, dont la formation a été retardée ces derniers jours en raison de tensions politiques et de problèmes de santé du Premier ministre, sera investi aujourd’hui, selon une source militaire citée hier par l’agence officielle MENA. « Les nouveaux membres du gouvernement du Premier ministre Essam Charaf prêteront serment jeudi » en milieu de journée, a déclaré cette source militaire non identifiée. L’investiture se fera devant le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), l’instance qui assure la direction du pays depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février. Ce gouvernement profondément remanié – plus de la moitié des portefeuilles pourraient changer de titulaire – vise à répondre aux critiques sur la lenteur des réformes. La...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut