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Cinema- - Entre Parenthèses

L’art est difficile... la critique aussi

François Truffaut déclarait un jour : « Tout le monde a deux métiers : le sien et critique de cinéma. » En effet, à la vue d’un film chacun se sent l’âme d’un spécialiste et voudrait donner son avis qu’il croit toujours le bon. Si chacun de nous après avoir vu un film a envie d’en parler, de le discuter avec ses amis, ceci est plus que naturel, mais en parler « magister dixit » et imposer son avis sans même discuter, ceci l’est moins. Si le cinéma est une discipline artistique qui attire un public très vaste et diversifié, un grand spectacle où tout le monde se considère détenteur d’une opinion fondée à propos d’une projection donnée, il n’en demeure pas moins un art qui a ses propres règles et fondements. Un art particulier qui se nourrit de toutes les tendances artistiques en demeurant ouvert à toutes les possibilités. Il se distingue cependant des autres disciplines artistiques définies traditionnellement par les six muses. C’est pourquoi il porte le nom de septième art.
En 1974, Serge Daney déclare qu’être critique c’est avant tout comprendre un film et la manière avec laquelle son univers s’emboîte dans le monde qui l’entoure. Pourtant, répondre à la question « qu’est-ce qu’un critique ? » n’est pas aisé. Car si devenir critique de cinéma ne demande aucune formation particulière, une sensibilité pour l’écriture et la capacité d’absorber des films depuis longtemps sont un minimum exigé.
Le cinéma a besoin de la critique, sans cette dernière, il ne peut exister pleinement. Selon Jean Douchet, un film se meurt tant que ne se déclenche pas, par l’intermédiaire de la critique, un contact entre deux sensibilités : celle de l’artiste auteur de l’œuvre et celle de l’amateur qui l’apprécie. Par le seul fait d’apprécier et de diffuser son enthousiasme pour un film, cela constitue pour Douchet un acte critique. Être critique de cinéma n’est pas être uniquement journaliste, ni même conseiller auprès de ses lecteurs. Ce métier, qui est plus un état d’esprit qu’autre chose, se situe à l’intersection de plusieurs mondes : celui du cinéma (qu’André Bazin qualifiera d’art impur, du fait de la place qu’occupe l’argent et la technique dans le processus de fabrication d’un film), mais aussi des médias et de la littérature. Une œuvre cinématographique survit au temps quand elle est critiquée, appréciée et même controversée. C’est son visa pour son passage à d’autres années futures.
François Truffaut déclarait un jour : « Tout le monde a deux métiers : le sien et critique de cinéma. » En effet, à la vue d’un film chacun se sent l’âme d’un spécialiste et voudrait donner son avis qu’il croit toujours le bon. Si chacun de nous après avoir vu un film a envie d’en parler, de le discuter avec ses amis, ceci est plus que naturel, mais en parler « magister dixit » et imposer son avis sans même discuter, ceci l’est moins. Si le cinéma est une discipline artistique qui attire un public très vaste et diversifié, un grand spectacle où tout le monde se considère détenteur d’une opinion fondée à propos d’une projection donnée, il n’en demeure pas moins un art qui a ses propres règles et fondements. Un art particulier qui se nourrit de toutes les tendances artistiques en demeurant...
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