Des milliers de personnes ont participé mercredi à Soueïda à une marche de soutien au chef de l'État brandissant un drapeau syrien de 2 300 mètres de long et de 18 mètres de large. Photo Sana/
Les forces spéciales de l'armée syrienne ont encerclé mercredi la localité d'Harasta, dans le nord de la capitale Damas, pour tenter une nouvelle fois d'étouffer le mouvement de contestation du régime du président Bachar el-Assad, ont rapporté des habitants.
"Des centaines de soldats de la Quatrième Division (dirigée par le frère d'Assad, Maher) ont bloqué l'accès à des dizaines de points d'entrée à Harasta", a indiqué un habitant de cette commune de 150 000 habitants située dans le nord de Damas. "Ils portent des treillis, des casques, des ceintures de munitions et des fusils d'assaut. L'eau, l'électricité et le réseau téléphonique ont été coupés", a ajouté cet habitant qui a réussi à quitter Harasta. Joint au téléphone par Reuters, il a fait état de plusieurs dizaines de personnes arrêtées par l'armée.
"L'armée a procédé depuis mardi après-midi avec succès à des opérations à Homs et a pu arrêter un certain nombre d'hommes armés et saisir de grandes quantités d'armes", a écrit de son côté le quotidien Al-Watan, qui a fait état de "combats acharnés entre l'armée et les hommes armés, au cours desquels des soldats et un officier ont été blessés".
Le journal a par ailleurs annoncé "la reprise d'un dialogue dont des notables (de Homs) ont pris l'initiative en vue de contenir les dissensions et de rétablir l'unité". Vingt personnes qui participaient à des funérailles lundi et mardi ont été tuées par des tirs de l'armée et des milices fidèles au régime, tandis que 30 autres ont péri le week-end dernier dans des heurts entre opposants et partisans du pouvoir syrien à Homs, selon des militants des droits de l'Homme. Cette ville, la troisième de Syrie, située à 160 km au nord de Damas, a été à la pointe de la révolte antigouvernementale depuis qu'elle a débuté, le 15 mars. L'armée y a été dépêchée il y a deux mois pour tenter de faire taire les manifestants.
Une vaste opération a également été effectuée par les forces de sécurité mercredi à l'aube à Douma, à 15 km au nord de la capitale : de nombreuses personnes ont été arrêtées et les communications téléphoniques coupées, ont écrit les militants sur leur page Facebook "Syrian revolution 2011", moteur de la contestation.
Par ailleurs, des milliers de personnes ont participé mercredi à Soueïda (sud) à une marche de soutien au chef de l'État. La télévision publique a montré les manifestants brandissant un drapeau syrien de 2 300 mètres de long et de 18 mètres de large. "Les jeunes marquent ainsi leur soutien au programme de réformes en cours et leur refus des interventions étrangères dans les affaires intérieures de la Syrie", a commenté la télévision. Des défilés en faveur du régime ont également eu lieu à Salhab dans le gouvernorat de Hama (nord) ainsi qu'à Qardaha, dans le gouvernorat de Lattaquié (nord-ouest), selon la télévision.
Les arrestations, autre face de la répression, se sont également poursuivies.Georges Sabra, une personnalité de l'opposition syrienne, ainsi qu'un avocat ont été arrêtés par les forces de sécurité syriennes, a annoncé un militant des droits de l'Homme. "A deux heures du matin, les forces de sécurité ont fait irruption dans la maison du dirigeant du parti du peuple démocratique Georges Sabra dans la localité de Qatana (près de la capitale) et l'ont arrêté", a indiqué le chef de la Ligue syrienne des droits de l'Homme Abdel Karim Rihaoui. "Il a été conduit vers une destination inconnue", a-t-il ajouté. M. Sabra avait déjà été arrêté le 10 avril et détenu pendant un mois, en liaison avec le mouvement de contestation du régime . A Alep (nord), l'avocat Jamal Tahane, opposant connu dans cette ville, la deuxième de Syrie, a été interpellé, également chez lui à l'aube, selon l'ONG.
Sur le plan diplomatique, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a mis en garde mercredi les ambassadeurs des États-Unis et de France contre un déplacement hors de Damas sans autorisation officielle. "Nous imposerons une interdiction de déplacement de plus de 25 km hors de Damas, si les ambassadeurs continuent de violer les consignes" du ministère, a déclaré M. Mouallem, cité par une télévision officielle syrienne. "J'espère que nous ne serons pas contraints de prendre une telle mesure", a-t-il lancé. "Nous n'avons pas expulsé les deux ambassadeurs, car nous souhaitons garder de meilleures relations à l'avenir" avec Washington et Paris, a poursuivi M. Mouallem.Les ambassadeurs des États-Unis et de la France à Damas, Robert Ford et Eric Chevallier, se sont rendus en juillet dans la ville rebelle de Hama, à 210 km au nord de Damas, qui a été le théâtre de manifestations massives contre le président Bachar el-Assad. Ces visites ont été dénoncées par le pouvoir.
Toujours sur le plan diplomatique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a quant à lui démenti qu'Israël souhaite le maintien au pouvoir du président syrien Bachar el-Assad. "Nous n'intervenons pas dans ce qui se passe en Syrie, mais nous souhaiterions avoir des relations pacifiques (...) Plusieurs personnes, y compris moi-même, ont mené des négociations secrètes en vue de l'établissement d'une paix officielle", a-t-il dit.
Au niveau économique, le gouvernement syrien a annoncé une baisse des taxes sur des produits alimentaires essentiels comme le sucre, l'huile et le thé, ainsi que sur le ciment, une mesure destinée à faire baisser les prix et à soutenir les industriels, selon le ministre des Finances Mohammad Jleilati. L'extrême pauvreté touche 14% des 22 millions de Syriens, d'après le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).


il semblerait qu'il n'y a plus de nouvelle de la Syrie, on lit la même chose depuis plus d'une semaine, le régime semble avoir réussit à coupé toutes les communications avec l'extérieur afin d'attendre sans avoir des pressions de l'occident pour terminer d'achever l'étouffement de la révolte. nous assistons tous au massacre d'un peuple qui ne demande que la liberté, impuissants, et complices de nos gouvernement qui se taisent, allez savoir pour quoi ?? que dieu garde le peuple syrien qui va payer trop cher!!!
16 h 38, le 20 juillet 2011